France

Polémique sur une minute de silence à l’Assemblée nationale : Yaël Braun-Pivet s’en prend à la gauche

La présidente de l’Assemblée nationale a refusé, mardi 20 juin, d’accorder une minute de silence en hommage aux migrants, morts noyés en Grèce. La députée des Yvelines est revenue sur cette polémique dans les colonnes du Parisien.

Yaël Braun-Pivet s’explique. Dans un entretien au Parisien, publié le samedi 24 juin, la présidente de l’Assemblée nationale est revenue sur son refus d'accorder une minute de silence en mémoire aux migrants, noyés le 14 juin dernier à la suite du naufrage d’une embarcation au large de la Grèce. 78 personnes ont perdu la vie dans cet accident. “On ne lance pas des minutes de silence à la volée. L’Assemblée n’est pas une zone de non-droit”, pointe Yaël Braun-Pivet.

Lors d’une prise de parole, le député Insoumis Aymeric Caron avait demandé, mardi dernier, une minute de silence pour rendre hommage aux migrants décédés dans cette catastrophe. “L’Assemblée nationale, c’est le lieu des débats organisés. Une minute de silence est un moment très important”, assure Yaël Braun-Pivet. “Les usages veulent que nous en discutions ensemble ou que je sois, a minima, prévenue”, poursuit la présidente de l’Assemblée nationale.

"Pour faire le buzz"

Dans cet entretien au Parisien, la députée des Yvelines a vivement critiqué cette initiative du député de la Nupes. “C’est un moment solennel que l’on fait en mémoire de victimes. Ça ne doit en aucun cas servir pour faire le buzz, encore moins sur un tel drame”, fustige Yaël Braun-Pivet, qui occupe ce poste de présidente de l’Assemblée nationale depuis près d’un an. Comme le rappelle BFMTV, plusieurs élus de gauche et des ministres, dont la cheffe du gouvernement, Élisabeth Borne, s’étaient levés quelques secondes après la proposition d’Aymeric Caron, comme pour observer ce moment de recueillement.

Malgré ces prises de position, la présidente de l’Assemblée nationale avait refusé d’accorder cette minute de silence. “Mes chers collègues, je trouve qu’effectivement cette idée est formidable mais la conférence des présidents est là, pour que nous puissions décider collectivement des moments dans lesquels, dans cet hémicycle, nous honorons les personnes disparues”, avait-elle expliqué devant les députés. De nombreux élus de gauche avaient critiqué ce choix de la présidente de l’Assemblée nationale.

publié le 25 juin à 14h15, Orange avec 6Medias

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