Polémique sur les vaccins : Il n'y a "pas besoin de s'énerver et d'engueuler tout le monde", estime Martin Hirsch

Polémique sur les vaccins : Il n'y a "pas besoin de s'énerver et d'engueuler tout le monde", estime Martin Hirsch
Martin Hirsch le 5 janvier 2021.

, publié le mercredi 20 janvier 2021 à 12h59

"On ne cache pas une pénurie de vaccins", a assuré mercredi matin sur franceinfo le directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, face aux critiques de certains élus locaux dont les centres de vaccination ont reçu moins de doses qu'espéré.

Alors que la campagne de vaccination contre le Covid-19 s'est accélérée cette semaine avec l'élargissement aux plus de 75 ans et personnes à risques, les critiques se multiplient de la part de certains élus locaux dont les centres de vaccination ont reçu moins de doses qu'espéré. "Je crois qu'aujourd'hui il faut que le gouvernement nous dise la vérité : on manque de vaccins", s'est agacée lundi 18 janvier la maire de Lille Martine Aubry. 




"Je ne crois pas qu'on cache pas une pénurie de vaccins. On est en train d'expliquer comment adapter le rythme de vaccination à des vaccins disponibles, qui ne sont pas aujourd'hui en quantité suffisante pour pouvoir répondre à tout le monde", a répondu mercredi 20 janvier sur franceinfo Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

Il a par ailleurs assuré que les doses étaient gérées "à flux tendu" par l'AP-HP, qui disposait de 16.000 doses en stock mardi soir. Il n'y a "pas besoin de s'énerver et d'engueuler tout le monde", a-t-il insisté. 

"Il garder deux secondes la tête froide", a réclamé M. Hirsch. "Le 29 décembre, tout le monde expliquait qu'on allait être des escargots, que les autorités mentaient quand elles disaient qu'un million de personnes seraient vaccinées au mois de janvier", a-t-il rappelé. Or, le 20 janvier au matin 600.000 personnes avaient déjà été vaccinées, avec 100.000 personnes vaccinées par jour et l'objectif semble atteignable, a-t-il indiqué, se réjouissant d'une "forte appétence vaccinale" des Français. "Il faut avoir confiance", a-t-il appelé. 

Le directeur général de l'AP-HP a également rejeté le chiffre du Canard enchaîné, qui avance mercredi 20 janvier que l'Île-de-France avait deux semaines d'avance dans la dans la gestion des stocks, mais a reconnu anticiper pour éviter toute pénurie. "C'est une stratégie pour faire en sorte qu'on n'ait pas trop de stock et pour ne pas dire dans 15 jours qu'on ne peut faire que les deuxièmes doses". 

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