Plus de 70% des Français prêts à accepter un confinement après le 1er décembre

Plus de 70% des Français prêts à accepter un confinement après le 1er décembre
(illustration)

, publié le lundi 02 novembre 2020 à 12h24

Sept français sur dix sont prêts à rester confiné pour les fêtes de fin d'année.

Les Français ont pris conscience -bien plus qu'au printemps- de la gravité de la situation sanitaire et de la longueur de la crise que la France traverse, selon un sondage Ifop pour No Com, publié lundi 2 novembre dans Le Parisien. Ainsi, une large majorité de la population est prête à se confiner, même au-delà de la date du 1er décembre.

Certaines catégories sont toutefois moins réceptives, comme les jeunes ou les commerçants.

"Avec cette seconde vague de contaminations à laquelle on assiste depuis plusieurs semaines, les Français ont maintenant parfaitement intégré le fait qu'on traversait une crise sanitaire grave et longue, explique le cofondateur du cabinet No Com, Pierre Giacometti. C'est un grand changement par rapport au printemps dernier où le sentiment dominant était que c'était plutôt une épidémie hivernale." Illustration : 56% des personnes interrogées craignent de contracter le Covid-19, avec une proportion qui monte à 62% chez les 50-64 ans. Et ce sont les habitants des communes rurales (62%, contre 55% pour les Franciliens) qui craignent le plus l'épidémie.


"Les plus âgés sont nettement plus préoccupés par le risque sanitaire que les jeunes, qui eux pensent avant tout à leur avenir professionnel et redoutent de décrocher du marché du travail ou de ne pas pouvoir y entrer, détaille Pierre Giacometti. On a parlé de 'génération sacrifiée', ce sentiment est effectivement en train d'émerger du côté de la jeunesse."

Le confinement est quoi qu'il en soit plutôt bien accepté par les Français, même dans la perspective d'un prolongement au-delà de la date annoncée du 1er décembre. "Plus de sept Français sur dix (71%) l'acceptent de façon durable, y compris pendant les fêtes de fin d'année, selon Pierre Giacometti. Mais il existe des poches de résistance. Chez les moins de 25 ans (...) 39% ne veulent pas en entendre parler. En région parisienne, ce taux atteint 35% et chez les commerçants, il est de 36% et de 37% parmi les catégories populaires."

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