Plan santé : "on dépense beaucoup, mais l'argent est parfois gaspillé", estime Agnès Buzyn

Plan santé : "on dépense beaucoup, mais l'argent est parfois gaspillé", estime Agnès Buzyn
Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, dans son bureau, le 17 septembre 2018.

, publié le mardi 18 septembre 2018 à 11h00

Pour la ministre de la Santé, le système de santé français "n'est pas suffisamment organisé autour du patient".

Alors qu'Emmanuel Macron présente, mardi 18 septembre, le plan santé, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a défendu la réforme baptisée "Ma santé 2022", censée renforcer l'offre de soins. "L'objectif" est "de répondre aux besoins des Français", a-t-elle expliqué au micro de BFMTV.

La rallonge budgétaire de 400 millions d'euros devrait notamment financer la création de 4.000 postes d'"assistants médicaux" qui auront pour mission de "décharger" les médecins des tâches administratives et de certains "actes simples comme une prise de tension ou de température", a justifié la ministre.





Agnès Buzyn est également revenue sur la fin du "numerus clausus", les quotas de places en médecine, pharmacie, dentaire et maïeutique (sages-femmes), supprimé dès 2020.



Un "système de santé parmi les meilleurs du monde", mais qui commence à "dysfonctionner"

Si la France a le "système de santé parmi les meilleurs du monde", il commence à "dysfonctionner" car "il n'est pas suffisamment organisé autour du patient", a expliqué la ministre de la Santé.



"On dépense beaucoup pour la santé. Mais l'argent est parfois un peu gaspillé", a jugé Agnès Buzyn. Ainsi, les assistants médicaux "doivent dégager du temps aux médecins" quand les infirmiers ou les pharmaciens pourraient pratiquer certains soins ou assurer le suivi de certains malades, a-t-elle conclu.

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