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Plan hôpital: "Je ne veux diviser personne", déclare Edouard Philippe

Plan hôpital: "Je ne veux diviser personne", déclare Edouard Philippe
Le Premier ministre Edouard Philippe lors de la présentation du plan d'urgence pour l'hôpital, le 20 novembre 2019 à Paris

, publié le jeudi 21 novembre 2019 à 11h28

Le Premier ministre Édouard Philippe a défendu jeudi sur France Inter le plan hôpital déclarant qu'il ne voulait "diviser personne", face aux critiques notamment du collectif Inter-Urgences. 

Interrogé sur le choix d'une prime spécifique de 800 euros réservée aux infirmiers et aides-soignants d'Ile-de-France, le Premier ministre a répondu: "Je ne veux diviser personne, je veux sauver l'hôpital public". 

Après la présentation du plan hôpital mercredi, le collectif Inter-Urgences a jugé les "mesures extrêmement médico-centrées" et "qui semblent chercher à diviser Paris et les régions". 

"Quand on veut sauver l'hôpital public, on regarde là où les problèmes sont les plus criants et on consacre ces moyens aux problèmes les plus criants", a argumenté le Premier ministre. 

"Il y a une spécificité de la région parisienne, c'est pas parce que c'est Paris, il y a une très grande densité hospitalière, parce que les conditions d'exercice sont un peu particulières, décalées et très intenses, parce que la cherté de la vie est particulière", a-t-il dit. 

Il a rappelé que l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) ferme des lits car "on ne trouve pas les hommes et les femmes qui viennent travailler dans les services".


La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a souligné de son côté sur France Info qu'il n'existait en-dehors de Paris "aucune grande ville où les gens font deux heures pour venir travailler".

"Mais Paris, ce n'est absolument pas la totalité des primes", a-t-elle ajouté. "Il n'y a pas de personnel de santé et de soignant qui ne pourra pas accéder à une prime avec ce que nous avons mis sur la table", selon elle.

Interrogé sur le fait de savoir pourquoi une augmentation de salaire n'avait pas été choisie, le Premier ministre a répondu que "l'impact sur chacune des personnes concernées aurait été très largement en deçà des espérances formulées".

Au sujet des critiques de ce plan qui a suscité des réactions mitigées de la part des professionnels, il a dit: "Je n'ai pas annoncé le plan en me disant que le lendemain tout le monde allait crier hourra, danser la gigue et dire tout est réglé".

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