Plaidoyer pour une réouverture des boîtes de nuit : Bruno Le Maire juge "les arguments avancés pertinents"

Plaidoyer pour une réouverture des boîtes de nuit : Bruno Le Maire juge "les arguments avancés pertinents"
Une discothèque parisienne.

publié le lundi 17 mai 2021 à 12h30

Une rencontre avec "l'ensemble des représentants des boîtes de nuit" est prévue à la mi-juin. "Nous verrons alors quelle décision prendre", a indiqué le ministre de l'Economie.

Plus d'un an après la fermeture des discothèques en raison de l'épidémie de Covid-19, aucune date de réouverture n'est pour l'instant annoncée.

Dans une tribune publiée dimanche 16 mai dans Le Parisien, une quinzaine de maires de stations balnéaires ont plaidé pour une réouverture de ces établissements à partir du 30 juin : "A la catastrophe économique risquent de s'ajouter le désordre et le risque sanitaire. Car sans voies alternatives, des fêtes sauvages et désorganisées feront inévitablement leur apparition", estiment-ils.

Ce lundi sur LCI, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a reconnu que la fermeture des boîtes de nuit était "difficile" pour les "Français et notamment les plus jeunes". "J'entends les arguments qui ont été avancés. Ils sont tout à fait pertinents", a-t-il estimé. "Ma méthode et celle du gouvernement depuis un an a toujours été 'écouter'", a-t-il poursuivi, sans donner plus de perspective qu'une rencontre avec "l'ensemble des représentants des boîtes de nuit à la mi-juin". "Nous verrons alors quelle décision prendre", a-t-il conclu.



Selon les signataires de la tribune, dont les maires de Saint-Tropez, de La Baule et du Touquet, de Royan ou encore de La Grande-Motte, "il y a une irresponsabilité de l'Etat à laisser les discothèques fermées". "Je n'ai pas les moyens de sécuriser les 9 km de plage où les jeunes vont vouloir faire la fête au bord de l'eau, avec les dangers que cela comporte, à la merci des trafiquants", explique ainsi Franck Louvrier, maire (LR) de La Baule.

"Il faut absolument encadrer notre jeunesse et éviter de laisser (les jeunes) livrés à eux-mêmes sur la voie publique quand les établissements ferment, quand les restaurants et les bars ferment", a insisté de son côté sur franceinfo Jean Roch, DJ et propriétaire de la boîte de nuit VIP Room à Saint-Tropez et initiateur de la tribune. "Cette jeunesse, quoi qu'il arrive, va vouloir sortir, va vouloir s'amuser. Elle va vouloir vivre, tout simplement. Et si, à un moment, nous ne travaillons pas tous ensemble avec le gouvernement et les professionnels que nous sommes pour encadrer ce public et pour pouvoir gérer la saison d'été, il y aura forcément des problèmes. Il y aura des débordements et il y aura forcément des accidents", a-t-il insisté.


Alors qu'au moins 400 discothèques sur 1.654 vont disparaître, selon le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL), les signataires de la tribune appellent à s'appuyer sur les outils existants pour rouvrir : pass sanitaire ou test PCR négatif pour conditionner l'accès aux établissements, purificateurs d'air ou encore "lieux extérieurs similaires aux terrasses". 

Le secteur du monde de la nuit, à l'arrêt total depuis plus d'un an, représente 50.000 emplois directs et plus de 100.000 indirects en France.   
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.