Placé à l'isolement, Salah Abdeslam est parvenu à parler à un autre détenu

Placé à l'isolement, Salah Abdeslam est parvenu à parler à un autre détenu
Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, pendant leur cavale après les attentats du 13 novembre

publié le vendredi 07 octobre 2016 à 13h23

Désespérément mutique devant les juges, Salah Abdeslam s'est montré un peu plus loquace avec un autre détenu de la prison de Fleury-Mérogis, où il est enfermé depuis le 27 avril dernier. Selon les informations de BFM TV, l'unique membre encore vivant des commandos du 13 novembre aurait ainsi échangé quelques phrases avec un autre prisonnier, malgré son placement à l'isolement.

L'incident serait survenu il y a environ trois semaines, en milieu de soirée, vers 21h.

"PERSONNE ICI NE ME FERA PARLER"

Le terroriste du "commando des terrasses" n'a pas pu voir son interlocuteur. Malgré cela, il est parvenu à communiquer à communiquer avec lui en parlant fort depuis sa cellule, perchée dans l'aile la plus sécurisée et isolée de l'établissement pénitentiaire. Salah Abdeslam aurait demandé au détenu s'il avait "des nouvelles des surveillants d'Osny?", en référence à l'agression de deux membres de l'administration pénitentiaire survenue le 4 septembre dernier à la prison d'Osny, pendant laquelle un des deux agents agressés a été sérieusement blessé. L'homme-clé des attentats du 13 novembre a également clamé qu'il ne coopérerait pas avec les autorités judiciaires. "Personne ici ne me fera parler, je suis protégé par Allah. Moi je ne parle pas, j'agis".


Il y a un mois, Abdeslam a de nouveau refusé jeudi de répondre aux questions du magistrat antiterroriste chargé de l'enquête sur les attentats de Paris et Saint-Denis. Pour la troisième fois devant le juge d'instruction, "il a exercé son droit au silence pendant l'interrogatoire qui a duré environ 1h30", a dit à des journalistes Frank Berton, son avocat français. "Ce droit lui appartient, il n'est pas contestable", a justifié Me Berton.

Depuis son transfert en France, Salah Abdeslam, mis en examen pour assassinats terroristes et suspect-clé des attentats de Paris et de Saint-Denis qui ont fait 130 morts, n'a jamais souhaité répondre aux questions du juge. Lors de sa première comparution, le 27 avril, il avait pourtant assuré au juge antiterroriste vouloir "s'expliquer ultérieurement".

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