Pipis sauvages, mégots : à Paris, les amendes explosent

Pipis sauvages, mégots : à Paris, les amendes explosent
Des mégots de cigarettes sur un trottoir parisien, le 16 octobre 2006 (archive)

Orange avec AFP, publié le mardi 03 octobre 2017 à 12h45

Depuis janvier 2017, la brigade de la mairie de Paris chargée de traquer les petites incivilités du quotidien, comme les jets de mégots sur les trottoirs ou le fait d'uriner sur la voie publique, a dressé près de 61.500 procès-verbaux dans la capitale. Soit deux fois plus que l'année précédente sur la même période, révèle Le Parisien.

À Paris, les agents de la DPSP, la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection veillent à la propreté et au calme des rues de la ville.

Chaque jour, ils guettent les petites infractions en tout genre : jet de mégot sur un trottoir, dépôt d'ordures, pipi dans un recoin, crottes de chien non ramassées ou encore vente à la sauvette. Avec la création de cette brigade "anti-incivilités", née en septembre 2016, les amendes ont plus que doublé en un an. "Les chiffres parlent d'eux-mêmes", s'est félicitée Anne Hidalgo lundi 2 octobre lors de l'inauguration de locaux dédiés à la DPSP dans le 15e arrondissement.



Dans le détail, la hausse la plus forte des verbalisations concerne les jets de mégots, qui ont bondi de 723%. Ce taux de progression ne représente toutefois que 10.000 fumeurs rappelés à l'ordre, précise Le Parisien. On est bien loin des millions de mégots qui jonchent le sol de la capitale. Chaque année, la mairie ramasse 350 tonnes de mégots jetés par les Parisiens, selon ses estimations. Depuis mars 2015, l'amende pour les resquilleurs se chiffre à 68 euros.

PUNIR POUR L'EXEMPLE

"L'important, ce n'est pas le nombre de PV distribués, c'est leur vertu pédagogique", assure le directeur du service, Mathieu Clouzeau. "Quand un salarié raconte à la machine à café qu'il a été verbalisé en jetant sa clope quelques minutes plus tôt, ça fait parler... et ça peut modifier les comportements."



La brigade compte 1.900 agents, qui étaient auparavant dispersés dans différents services de la municipalité. L'an prochain, les effectifs vont quasiment doubler : la DPSP comptera alors 3.500 agents. La maire de Paris tient à rappeler que ces équipes, composées d'inspecteurs de sécurité - qui peuvent être munis de bombes lacrymogènes et de menottes - et d'anciens surveillants des parcs et jardins ne sont pas des agents de la police.

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