Pimkie : des suppressions de postes devraient être annoncées en janvier

Pimkie : des suppressions de postes devraient être annoncées en janvier
Des employés de Pimkie en grève en décembre 2009.
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Orange avec AFP, publié le samedi 23 décembre 2017 à 20h23

Les magasins Pimkie, propriété du groupe Mulliez, doivent annoncer un plan de départs volontaires début janvier.

Une nouvelle difficile à avaler avant Noël pour les 1.900 salariés de Pimkie.

D'après La Voix du Nord, c'est lors du dernier comité d'entreprise, le 19 décembre, au siège de l'entreprise à Neuville-en-Ferrain (Hauts-de-France), qu'un "accord de rupture conventionnelle collective" a été annoncé.

FAIRE DES "ÉCONOMIES"
"Nous ne connaissons pas encore l'impact social, le nombre de postes supprimés et de magasins qui vont fermer. Mais en interne, nous craignons 200 suppressions de postes dans les services centraux, la logistique, ainsi que la fermeture d'une vingtaine de magasins qui arrivent en fin de bail, ainsi qu'une soixantaine en Italie, Espagne, et Allemagne", indique Valérie Pringuez, secrétaire CGT du CE de Pimkie.

A l'origine de ce plan social, une recherche d'économie pour la marque à l'équilibre financier précaire. Selon Valérie Pringuez, Pimkie International finit l'année avec « un trou de 45 millions d'euros, dont plus d'un million pour la France ».

"UN VRAI PLAN SOCIAL"
Les syndicats de Pimkie se sont regroupés en intersyndicale pour faire barrage à la proposition de rupture conventionnelle qui semble être dans les cartons. "Ils veulent aller vite pour éviter toute négociation", explique Maley Upravan, déléguée FO à La Voix du Nord. "Nous, nous voulons un vrai plan social, avec négociations, nomination d'un expert, propositions de reclassement. Evidemment, c'est plus long, mais nous allons nous battre pour cela."

Comme le prévoit le Code du travail, la direction doit obtenir une signature majoritaire des syndicats pour valider ce processus de rupture conventionnelle collective.

En 2009, une centaine d'employés de l'enseigne s'étaient déjà mis en grève au moment de Noël dans les locaux de la société à Wasquehal, rappelle France inter. Les grévistes demandaient de meilleures indemnités de départ dans le cadre d'un plan social.

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