Pieds brûlés par des chaussures neuves : de plus en plus de cas signalés

Pieds brûlés par des chaussures neuves : de plus en plus de cas signalés
Les chaussures incriminées dans le Nord contiendraient du diméthylfumarate (illustration).

Orange avec AFP, publié le mardi 01 août 2017 à 18h37

Katya Lemaitre décrit son calvaire dans les colonnes du Parisien, lundi 31 juillet. Elle a eu les pieds brûlés par des chaussures neuves qu'elle avait achetées à Béthunes (Pas-de-Calais), le 10 juin 2017.

"Au bout de quelques heures, je sentais bien que j'avais les pieds chauds, mais je cavale beaucoup. C'est la nuit que ça a gonflé et la sensation de brûlure est devenue insupportable. Des cloques sont apparues, je ne pouvais plus poser les pieds à terre. J'ai dû attendre le lundi, les pieds dans une bassine, pour consulter", se souvient-elle.



Pour son médecin, ses blessures sont symptomatiques d'une brûlure chimique et non d'une simple allergie. Elle n'a pas pu travailler pendant sept jours et a dû patienter une dizaine de jours avant de pouvoir poser les talons, souligne Le Parisien. Katya Lemaitre a prévenu la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), lui donnant les coordonnées du fournisseur. "Elle est venue chez moi mettre les chaussures sous scellés, puis elle est allée acheter la même paire dans le même magasin pour comparer", détaille la sexagénaire.

Le DIMÉTHYLFUMARATE MIS EN CAUSE

Elle est suivie par un allergologue qui a traité des victimes des "canapés chinois". En 2006, un produit antimoisissure, décelé sur des canapés fabriqués en Chine, avait brûlé des centaines de personnes en Europe. Son nom : diméthylfumarate. Ses victimes souffraient de "graves réactions cutanées", rapporte Le Parisien. Le produit est depuis un interdit en Europe, mais l'allergologue est formel, les symptômes sont les mêmes. Selon Le Parisien, depuis la plainte déposée par Katya Lemaitre, huit personnes se sont faites connaître auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Pas-de-Calais.



Dans un article publié le 20 juillet, La Voix du Nord évoquait plusieurs cas de ce type survenus dans le Nord. Tous concernent des chaussures fabriquées en Turquie ou en Chine. Dans toutes ces affaires, c'est le diméthylfumarate qui est pointé du doigt. Mais il faut encore attendre les résultats définitifs pour être certain que l'antifongique est bien responsable de ces réactions cutanées.

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