France

Photomontages sexuels : "C'était un trait d'humour", la défense de Patrick Balkany devant les juges

Mardi 4 avril, Patrick Balkany comparaissait pour avoir possiblement diffusé des photomontages à caractère sexuel de l'ancien conseiller municipal de Levallois-Perret David-Xavier Weiss. "Ça devait rester dans un cercle privé", s'est défendu l'ancien maire de la commune, rapporte 20 Minutes.

Patrick Balkany était de retour devant le tribunal, mardi 4 avril. À Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, l'ancien maire de Levallois-Perret et son épouse Isabelle, absente ce jour, étaient jugés pour avoir transmis des photomontages sexuels de l'ancien conseiller municipal David-Xavier Weiss, indique 20 Minutes. Ce dernier, devenu le premier adjoint de la nouvelle maire de Levallois, Agnès Pottier-Dumas, avait porté plainte en février 2021. Plusieurs personnalités politiques de la commune avaient reçu des photos intimes de l'élu sur leur téléphone.

Le couple Balkany est jugé pour "utilisation, conservation ou divulgation d'un document ou enregistrement portant sur des paroles ou images à caractère sexuel et obtenu par une atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui".

"C'était un trait d'humour", s'est défendu Patrick Balkany, à la barre du tribunal, relaient nos confrères. Le septuagénaire aurait notamment envoyé ces clichés à Agnès Pottier-Dumas. "Chère Agnès, passez de bonnes vacances. Votre premier adjoint en pleine action...", aurait-il écrit à la maire actuelle. "Je n'en faisais pas une affaire à mettre sur la voie publique. En tant qu'ancien maire, c'était normal de lui dire ce qu'il se passait. Ce n'était pas pour en faire une affaire d'État", a déclaré Patrick Balkany devant les juges, ce mardi.

Balkany assure qu'il n'avait "pas l'esprit de vengeance"

L'ancien maire de Levallois assure qu'il n'avait "pas l'esprit de vengeance" à l'égard du premier adjoint d'Agnès Pottier-Dumas, ancienne alliée devenue opposante politique des Balkany. "Ça devait rester dans un cercle privé, restreint. Si ça s'est su, c'est parce qu'il a déposé plainte. Sinon, personne n'en aurait entendu parler", a-t-il encore justifié devant le tribunal. Patrick Balkany a également juré ne pas être l'auteur de ces photomontages, rapporte 20 Minutes.

L'avocat des Balkany expliqué qu'il n'y avait "pas de certitude sur un photomontage dans ce dossier". "Votre tribunal ne peut pas condamner. Dans ce dossier, on n'a pas cherché la vérité et qui, en premier, avait diffusé ces photos", a ajouté Me Robin Binsard, réclamant la relaxe. De son côté, le parquet a requis 10 000 euros d'amende à l'encontre de Patrick Balkany et la même peine à l'encontre de son épouse. La décision sera rendue le 6 juin prochain.

publié le 4 avril à 21h25, Orange avec 6Medias

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