Perpignan : les surveillants de la prison dénoncent l'arrivée de détenus radicalisés

Perpignan : les surveillants de la prison dénoncent l'arrivée de détenus radicalisés
L'entrée du centre pénitentiaire de Perpignan, photographié en 2018.

, publié le mercredi 31 juillet 2019 à 14h00

Un syndicat de surveillants pénitentiaires dénonce la promiscuité dangereuse qu'il pourrait y avoir entre les détenus radicalisés et le reste des effectifs, malgré des travaux visant à leur réserver des cellules. 

La grogne monte chez les surveillants du centre pénitentiaire de Perpignan. En cause, la décision d'accueillir prochainement des détenus radicalisés.

Quatre cellules réservées aux détenus condamnés pour terrorisme ont été expressément construites. 

Interrogé par France Bleu Roussillon, Pierre Grousset, secrétaire local du syndicat UFAP, dénonce un dispositif insuffisant, malgré les travaux : "Ces TIS (terroristes islamistes) doivent être placés dans un quartier de la prison totalement 'étanche' du reste de la population."

"Dans ce quartier d'isolement où la direction veut installer les cellules, il y a des détenus ingérables, avec des problèmes psychologiques. Ils sont donc influençables pour commettre des attentats à l'intérieur de la prison, mais aussi à l'extérieur".


Le syndicat a identifié la promenade comme zone à risque. Les détenus du quartier disciplinaire pourraient échanger avec ceux condamnés pour terrorisme. Autre source d'inquiétude, le manque d'effectifs dont se plaignent les surveillants. "On tourne en sous-effectif, des postes ne sont pas couverts", assure le syndicaliste. Une situation qu'ils estiment trop compliquée pour pouvoir gérer sereinement une population de détenus potentiellement dangereux.

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