Pêche : Paris menace Londres de mesures de rétorsion imminentes

Pêche : Paris menace Londres de mesures de rétorsion imminentes
(illustration)

publié le mercredi 27 octobre 2021 à 14h45

"Notre patience a ses limites", a lancé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, à la sortie du Conseil des ministres de mercredi 27 octobre.

La France, en conflit avec le Royaume-Uni sur les licences de pêche post-Brexit, annoncera très prochainement des mesures de rétorsion, dont une partie entreront en vigueur dès mardi 2 novembre, sauf changement de la politique britannique d'ici là, a annoncé Gabriel Attal, mercredi 27 octobre.

Les premières de ces mesures s'appliqueront à compter du 2 novembre, à savoir "des contrôles douaniers et sanitaires systématiques sur les produits débarqués (en France) et l'interdiction de débarquement de produits de la mer", "avec des contrôles sur les camions", a-t-il précisé. Le porte-parole du gouvernement a encore évoqué "une deuxième série de mesures", "avec notamment des mesures énergétiques qui ont trait à la fourniture d'électricité pour les îles anglo-normandes".

Le détail doit être "communiqué dans les prochaines heures ou les prochains jours".

"Notre souhait, c'est tout simplement que l'accord qui a été conclu puisse être respecté", a affirmé Gabriel Attal, qui s'exprimait à l'issue du Conseil des ministres. La France ne "laissera pas la Grande-Bretagne s'essuyer les pieds sur l'accord Brexit", a-t-il insisté. "Ce que nous constatons aujourd'hui, c'est qu'il manque quasiment 50 % des licences auxquelles nous avons droit. C'est une situation qui n'est pas acceptable et je le dis clairement, notre patience atteint ses limites", a-t-il encore souligné.

L'accord post-Brexit, conclu in extremis fin 2020 entre Londres et Bruxelles, prévoit que les pêcheurs européens puissent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu'ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l'ampleur des justificatifs à fournir. Dans les zones de pêche encore disputées (zone des 6-12 milles des côtes britanniques et îles anglo-normandes), Londres et Jersey ont ainsi accordé au total un peu plus de 200 licences définitives, alors que Paris en réclame encore 244.

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