Pass sanitaire : deux manifestants placés en garde à vue "pour rébellion"

Pass sanitaire : deux manifestants placés en garde à vue "pour rébellion"
Le CHU de Guadeloupe a été l'objet de blocage dans le cadre de revendications syndicales

publié le samedi 23 octobre 2021 à 15h55

En Guadeloupe, plusieurs manifestations ont eu lieu aux abords des centres hospitaliers de l'archipel.

La tension monte en Guadeloupe, où l'opposition au pass sanitaire et à l'obligation vaccinale pour les soignants reste forte. Vendredi, en marge d'une manifestation contre le pass sanitaire, deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pendant plusieurs heures, ont indiqué des médias locaux.

Parmi ces deux personnes se trouvait Claudine Maraton, secrétaire générale de l'Union des travailleurs de la santé, section syndicale de l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UTS-UGTG). Les deux manifestants ont été interpellés "pour rébellion" lors d'une manifestation devant le Centre hospitalier de Basse-Terre (CHBT), a indiqué à l'AFP Xavier Sicot, procureur de la République de Basse-Terre.


Vendredi après-midi, les forces de l'ordre sont en effet intervenues pour débloquer les accès au CHBT où l'UTS-UGTG a installé un piquet de grève depuis plusieurs jours dans le cadre de la lutte contre l'obligation vaccinale des soignants et le pass sanitaire. 
La garde-à-vue des deux manifestants a été levée vers 16 heures et le parquet a "demandé la transmission de la procédure pour examen", a par ailleurs indiqué à l'AFP Xavier Sicot.

Blocages et revendications syndicales
Ces derniers jours, plusieurs établissements de santé de Guadeloupe ont subi des blocages dans le cadre des revendications syndicales. Un renforcement du mouvement est envisagé d'ici lundi, ont d'ores et déjà annoncé les syndicats.

Mercredi soir, lors du point presse hebdomadaire sur l'évolution de l'épidémie, l'agence régionale de santé a annoncé que la suspension de près de 600 soignants qui refusent l'obligation vaccinale "était en cours". 

Pour la catégorie des soignants en libéral, ce sont "672 courriers de mises en demeure" qui ont été envoyés, et "200 régulations ont été faites". A l'heure actuelle, "55 suspensions" ont été prononcées, a précisé la directrice générale de l'ARS, Valérie Denux. "Dans les établissements de santé, 673 courriers ont été envoyés, et "à peu près 500 suspensions sont en cours sur l'ensemble des établissements", a-t-elle également annoncé. "Nous travaillons en trois groupes, (...) pour éviter de déstabiliser" l'activité de soin, a précisé Valérie Denux. 

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