Pass sanitaire : des assouplissements annoncés à la veille de sa mise en application

Pass sanitaire : des assouplissements annoncés à la veille de sa mise en application
(Photo d'illustration)

publié le dimanche 08 août 2021 à 07h47

Alors que le pass sanitaire doit être étendu lundi 9 août, le ministre de la Santé Olivier Véran indique dans les colonnes du Parisien qu'il sera possible de présenter un test de moins de 72 heures et non plus de 48 heures.

La mobilisation croissante n'y change rien : lundi 9 août, le pass sanitaire sera étendu dans de nombreux lieux. Déjà exigé dans les lieux de culture et de loisirs depuis fin juillet, il sera désormais exigé dans les cafés-restaurants, pour prendre l'avion et les transports pour les longs trajets ou encore pour accéder aux établissements hospitaliers. Un "outil nécessaire" pour faire face à la quatrième vague de Covid-19, assure le ministre de la Santé Olivier dans un entretien au Parisien publié samedi 7 août, en annonçant certains assouplissements. 



Pour obtenir son pass sanitaire, il faut actuellement présenter un certificat de vaccination, un justificatif de rétablissement, ou un test PCR négatif de moins de 48 heures. Désormais, "un dépistage négatif sera valide 72 heures et non plus 48 heures pour les non-vaccinés", a déclaré le ministre. Autre assouplissement : "il sera possible d'effectuer des autotests supervisés par un professionnel de santé, en plus des tests antigéniques et PCR. Eux aussi seront valables 72 heures". "On pense notamment à ce dispositif pour les soignants qui ont jusqu'au 15 septembre pour réaliser leur première injection", a-t-il expliqué. 




"Ces aménagements nous permettront de faire face au mieux à la demande de tests et de démultiplier les lieux de dépistage avec la coopération des collectivités territoriales", a détaillé Olivier Véran. Depuis l'annonce de la mise en place du pass sanitaire, les dépistages se multiplient, avec plus de 4 millions de tests réalisés la semaine dernière, un record. 

Le pass ne sera pas demandé pour une visite chez un médecin généraliste, a rappelé le ministre. En revanche "dans les hôpitaux, il le sera mais en aucun cas il ne devra être un frein pour accéder à des soins utiles et urgents", a-t-il dit.

"Notre option n'est pas d'exclure mais d'inclure : à la fois les vaccinés mais aussi ceux qui ne le sont pas et à qui on donne la possibilité de se faire tester", a-t-il martelé. 

Situation "plus qu'inquiétante" en Outre-mer

Il s'est par ailleurs dit confiant quant à l'objectif de 50 millions de primo-vaccinés d'ici la fin août. "Nous réalisons actuellement entre 300.000 et 400.000 primo-injections par jour, et nous sommes déjà à plus de 44 millions. Nous nous attendons à un creux au cœur du mois d'août mais l'objectif de 50 millions de primo-injections faites à la fin du mois, soit plus de 85% des 58 millions de Français vaccinables, devrait être atteint". 

Il a estimé que le pass et la progression de la vaccination devraient éviter d'autres couvre-feux et confinements" comme dans les départements ultramarins où la situation est devenue "plus qu'inquiétante", en raison d'une faible couverture vaccinale. "Nous allons probablement devoir réquisitionner des soignants de métropole pour sauver des vies. On en est là", a-t-il déclaré. 

En Métropole, "nous allons devoir déprogrammer des soins et appeler du personnel en congés, rouvrir en urgence des lits de réanimation" dans les départements du sud les plus touchés, a-t-il dit en précisant que des transferts des malades vers d'autres régions étaient également en préparation. 

Un Conseil de défense sanitaire se tiendra mercredi par visioconférence. Il y sera notamment question de l'injection d'une troisième dose de vaccin aux personnes les plus vulnérables.
 

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