Pass Navigo : les abonnés seront remboursés si leurs trains sont trop fréquemment en retard

Pass Navigo : les abonnés seront remboursés si leurs trains sont trop fréquemment en retard
Un pass Navigo (illustration)

, publié le vendredi 27 novembre 2020 à 15h00

La mesure concernera les trains Transilien desservant l'Île-de-France.

La SNCF devra rembourser automatiquement les abonnements des usagers des trains de la banlieue parisienne si ceux-ci ne sont pas assez ponctuels, a indiqué la présidente d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) Valérie Pécresse, dans une interview au Parisien publiée dans son édition de vendredi 27 novembre.

Le contrat 2020-2023 que doivent signer IDFM et SNCF Transilien le 9 décembre, avec un an de retard, prévoit que les remboursements des passes Navigo seront désormais automatiques en cas de "situation inacceptable" sur telle ou telle portion de ligne.

Grève comprise

Si la ponctualité est inférieure à 80% pendant trois à cinq mois sur une branche (y compris en cas de grève), les usagers seront remboursés d'un demi-mois. Le remboursement concernera un mois si les mauvais chiffres durent de six à neuf mois et un mois et demi au-delà.

"Par exemple, les usagers de la branche La Ferté-Milon de la ligne R ou la ligne P auraient eu droit à un mois de remboursement en 2019", a relevé Mme Pécresse au Parisien. 

Pour permettre de tels calculs, la régularité ne sera désormais plus calculée en fonction des performances des lignes entières, mais prendra en compte les éventuelles faiblesses de certaines branches. Par exemple, la ponctualité de l'ensemble de la ligne A du RER est de 93%, mais celle de la branche de Cergy en particulier n'est que de 86%. "Dans le contrat présent, on est en bonus. Dans le contrat futur, on sera en malus pour la branche Cergy", a relevé Mme Pécresse.



Le nouveau contrat prévoit un triplement des bonus pour la SNCF en cas de bons résultats, mais des malus possibles. "Nous avons aussi fortement renforcé des critères de qualité de service, tels que la propreté, la sécurité ou l'information voyageurs" en plus de la régularité des trains pour les mesurer, a pointé Valérie Pécresse. "Le service client va enfin être au coeur de la relation." "Lorsqu'on est en situation de monopole, on peut prendre le client par-dessus la jambe", a pointé l'élue, qui entend ouvrir certaines lignes de trains de banlieue à la concurrence à partir de 2023.

Le contrat prévoit le versement de plus de 3 milliards d'euros par an à la SNCF pour faire fonctionner les trains de banlieue d'Ile-de-France (une partie des RER A et B, les RER C, D et E, les lignes H, J, K, L, N, P, R et U, ainsi que les trams-trains T4 et T11).

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