Parti socialiste : le Belge Paul Magnette ne sera pas tête de liste aux Européennes

Parti socialiste : le Belge Paul Magnette ne sera pas tête de liste aux Européennes
Paul Magnette lors d'un discours au Parlement de Wallonie, à Namur, le 2 mai 2017.

Orange avec AFP, publié le vendredi 17 août 2018 à 16h44

Le Belge, qui est candidat à sa réélection comme maire de Charleroi en octobre prochain, a décliné la proposition d'Olivier Faure.

Il faudra trouver quelqu'un d'autre. Paul Magnette, l'une des figure du Parti socialiste belge, a annoncé, dans une interview donnée au Monde vendredi 17 août, qu'il ne serait finalement pas la tête de liste du PS français aux prochaines élections européennes de 2019.

"J'ai dû indiquer à Olivier Faure que, pour des raisons personnelles, je devais décliner sa proposition, qui m'honorait : je suis candidat à ma réélection comme maire de Charleroi en octobre prochain", a déclaré l'ancien ministre-président de la Wallonie. Il a également ajouté qu'il entendait "jouer un rôle" politique dans son pays, pour les européennes mais aussi pour les régionales et les législatives.

Les socialistes français étonnés

Début août, Paul Magnette avait confié, début août au quotidien belge Le Soir qu'il avait "reçu une proposition du PS français" qui lui proposait "la première place sur leur liste européenne, pas moins". 

Une proposition qui en avait étonné plus d'un dans les rangs du Parti socialiste français. Certains mettaient en garde contre les socialistes belges, réputés moins européistes et plus souverainistes que leurs camarades français.

"ce drame bien français du poids excessif des personnalités"

Le maire de Charleroi s'est notamment fait connaître, en 2016, en s'opposant vigoureusement au traité de libre-échange entre l'UE et le Canada, le Ceta, menaçant un temps son adoption par la Belgique. "Il est vrai cependant que le dossier du Ceta a illustré la difficulté des socialistes français à suivre un cap déterminé sur un sujet essentiel", estime cet universitaire de 47 ans lors de son entretien avec nos confrères. 

"Le parti n'est pas parvenu à réaliser une synthèse sur ce dossier, contrairement à ses homologues allemand ou autrichien", relève-t-il, en pointant par ailleurs "ce drame bien français du poids excessif des personnalités", responsable selon lui en partie du déclin du PS français.

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