"Parisien, rentre chez toi" : pourquoi ce slogan a envahi Bordeaux

"Parisien, rentre chez toi" : pourquoi ce slogan a envahi Bordeaux
Bordeaux le 18 juin 2013.

Orange avec AFP, publié le mardi 24 octobre 2017 à 18h19

Flambée des prix de l'immobilier, embouteillages... Des Bordelais sont exaspérés par l'arrivée des Parisiens, facilitée par la nouvelle ligne à grande à vitesse, dans leur ville et ne manquent pas de le faire savoir.

Depuis le 2 juillet, Bordeaux se trouve seulement à 2h04 de Paris, grâce à la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV).

"La belle endormie" accueille ainsi de plus en plus de Franciliens... au grand dam de ses habitants.

Depuis quelques temps, le slogan "Parisien, rentre chez toi!", au dessus de l'image d'un TGV, a essaimé un peu partout dans Bordeaux, sur des affiches et des autocollants, souligne Sud-Ouest. L'arrivée des Parisiens serait responsable d'une augmentation des prix, et notamment ceux des loyers, dans le vieux Bordeaux.



Très actif sur les réseaux sociaux, le collectif au nom humoristique Front de libération bordeluche face au parisianisme (FLBP) se mobilise "avec humour et mauvaise foi assumée", écrit le quotidien régional. Il partagent notamment des informations censées repousser les Parisiens, comme le montant de la taxe d'habitation par exemple.







"Bordeaux, parlons cinq minutes (...). Depuis deux ans, tu négliges tes enfants. Tu n'offres même plus un toit à tous ceux qui viennent apprendre dans tes universités", a notamment posté le groupe sur Facebook la semaine dernière avec un article classant Bordeaux seulement à la 11e place des villes les plus attractives de France.



L'un des deux créateurs du FLBP, joint par LCI, reproche surtout aux pouvoirs locaux de "tout faire pour attirer un maximum de visiteurs sans pour autant maîtriser la situation". Une "irresponsabilité" qui conduit à une envolée des prix de l'immobilier et pousse les habitants les moins aisés à s'installer à l'extérieur de la ville.

Selon le collectif Pavé brûlant, qui milite contre la "gentrification" du centre-ville, même Saint-Michel, le dernier quartier populaire, devient difficile d'accès. Sud-Ouest a par ailleurs relevé une campagne de tags dans le quartier, dont le collectif est à l'origine, lançant des slogans, comme "Saint-Mich'nique les riches" ou encore "Parlez pas de mixité quand vous gentrifiez".

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