Paris : une partie de l'hôpital Pompidou fermée à cause d'un champignon

Paris : une partie de l'hôpital Pompidou fermée à cause d'un champignon
L'hôpital Georges Pompidou de Paris, le 7 novembre 2014 (photo d'archives).

Orange avec AFP, publié le mardi 12 juillet 2016 à 14h31

- Selon Le Figaro, l'hôpital Georges Pompidou (XVe arrondissement de Paris) va devoir fermer 9 de ses 24 blocs opératoires et son service d'urgences absolues du mercredi 13 au lundi 18 juillet. La faute à la présence de l'aspergillus, un champignon filamenteux peu dangereux pour l'homme mais non toléré en milieu hospitalier.

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Selon le quotidien, les urgences orthopédiques, viscérales et les urgences absolues de l'hôpital étaient d'ores-et-déjà fermées ce mardi 12 juillet. La moisissure a été découverte le 7 juillet dernier dans plusieurs blocs opératoires. "Lors des prélèvements systématiques de surveillance des salles 3, 5 et 9 des blocs opératoires du 1er étage, les prélèvements d'air et de surfaces (...) ont mis en évidence la présence de champignons filamenteux", a expliqué lundi au personnel, le Dr Najiby Kassis-Chikhani, le praticien en charge de l'hygiène de l'établissement.

RÉUNION DE CRISE À L'APHP

"Ces résultats sont incompatibles avec la prise en charge de patients dans ces salles. Il est indispensable de réaliser un bionettoyage soigneux des salles et de nouveaux prélèvements microbiologiques", a-t-il ajouté. "Les salles pourront être réutilisées après les résultats". Les blocs concernés doivent rouvrir lundi matin au plus tôt. Les patients doivent être dirigés vers d'autres établissements.


Selon Le Figaro, cette situation inquiète les chirurgiens : selon eux, si un attentat comme ceux du 13 novembre 2015 venait à se reproduire, l'hôpital Pompidou "ne serait pas en mesure de participer à l'effort collectif". Une réunion de crise s'est tenue ce mardi matin à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP). L'établissement a réalisé près de 16.000 intervention chirurgicales en 2013.

En 2001, une épidémie de légionellose s'était développée dans l'hôpital en trois vagues, faisant six morts et six blessés. L'enquête a été close en 2013. Trois personnes avaient été mises en examen pour "homicides et blessures involontaires" : l'APHP, comme personne morale, le directeur de la société Gegelec-Dolbeau qui avait installé les tuyaux et le directeur du bureau d'études qui contrôlait les travaux.

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