Paris : une femme reste coincée deux heures dans un ascenseur à cause de la "Journée sans voiture"

Paris : une femme reste coincée deux heures dans un ascenseur à cause de la "Journée sans voiture"©Panoramic

, publié le lundi 28 septembre 2020 à 19h19

Un dépanneur qui devait venir en aide à une femme coincée dans un ascenseur a été retardé à un barrage mis en place pour la "Journée sans voiture", rapporte Le Parisien. La femme, âgée de 68 ans, ne décolère pas.

Voilà qui devrait donner un argument en plus aux opposants de la fameuse "Journée sans voiture", dont la sixième édition a été organisée dimanche 27 septembre à Paris.

Comme le raconte Le Parisien, le dépannage d'une femme coincée dans un ascenseur a été retardé à cause d'un barrage mis en place à l'entrée de la capitale. 



Lorsque l'ascenseur se bloque entre le premier étage et le rez-de-chaussée de son immeuble, Monique, âgée de 68 ans, pense pourtant que la "Journée sans voiture" va jouer en sa faveur. "Un dimanche, et en plus un dimanche de 'Journée sans voiture', ça devait bien rouler donc je n'étais pas très inquiète", confie-t-elle au Parisien. Quand elle appelle le numéro d'urgence de l'ascensoriste de son immeuble, on lui promet d'ailleurs un dépannage "dans la demi-heure".

Mais le temps passe et le dépanneur n'arrive toujours pas. Monique rappelle donc l'entreprise, qui arrive à joindre son dépanneur. " Il était refoulé à un barrage policier installé porte Maillot !", fulmine-t-elle encore. "C'est scandaleux, absolument scandaleux." Deux heures plus tard, le dépanneur arrive enfin, après avoir profité de la distraction des policiers pour franchir le barrage. 

La mairie de Paris ne délivre aucune dérogation

"Comme nos techniciens n'ont pas de voitures siglées, leur seule carte professionnelle ne donne pas de passe-droit", explique de son côté Crealift, l'ascensoriste en question. Lors des "Journées sans voiture", la mairie de Paris ne délivre aucune dérogation aux entreprises de dépannage. Seuls les médecins, pompiers, taxis, VTC, ambulances et autobus sont autorisés à rouler, souligne Le Parisien. 

Ce règlement met Monique hors d'elle. "J'ai la chance d'être en bonne santé et d'avoir un bon mental, mais si j'avais été quelqu'un de fragile, ou de malade, que serait-il arrivé ? De telles situations peuvent entraîner des conséquences graves, mettre la vie de personnes en danger", s'indigne-t-elle.

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