Paris : un réseau de soirées clandestines démantelé

Paris : un réseau de soirées clandestines démantelé©Panoramic (image d'illustration)

, publié le jeudi 10 décembre 2020 à 10h30

Selon Le Figaro du 10 décembre, une filière qui organisait des soirées clandestines à Paris et en proche banlieue a été démantelée par la préfecture de police. Trois individus ont été placés en garde à vue. 

Des centaines de personnes massées dans un espace clos, sans masque ni respect des gestes barrières : ces images ont de quoi choquer, alors que la France est encore confinée et que les rassemblements de grande ampleur sont prohibés.

Pourtant, plusieurs soirées clandestines ont bel et bien eu lieu ces dernières semaines, à Paris et dans sa proche couronne. Mais, à en croire les informations du Figaro, jeudi 10 décembre, le réseau qui organisait ces fêtes non autorisées a été récemment démantelé.



Le 27 septembre dernier, les policiers du commissariat de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ont découvert qu'une "rave party" (rassemblement organisé dans un lieu désert) rassemblait 800 personnes dans un entrepôt abandonné. L'enquête a suivi son cours et la préfecture de police de Paris a pu remonter jusqu'à l'organisateur de cette soirée clandestine et de bien d'autres, qui se sont tenues tantôt dans un tunnel du XVe arrondissement (31 octobre), tantôt dans un tunnel désaffecté de la SNCF (21 novembre).

Une organisation minutieuse 

Le quotidien révèle que tout était savamment orchestré. Après avoir déboursé entre 10 et 20 euros afin d'acheter sa place, le fêtard recevait les coordonnées GPS du point de rendez-vous par message privé. Il lui était recommandé de venir seul ou avec un petit groupe pour ne pas éveiller les soupçons. Sur place, alcool et drogue étaient disponibles en quantité abondante. 

Trois individus (dont l'organisateur et le responsable de la billetterie qui vendait les places en ligne) ont été placés en garde à vue. Entendus dans le cadre d'une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui, non-respect des règles de sécurité dans des établissements accueillant du public, travail dissimulé et ouverture irrégulière d'un débit de boissons, ils encourent jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.

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