Paris : un rassemblement pour la reprise des messes interdit

Paris : un rassemblement pour la reprise des messes interdit
Une messe au Sacré Cœur à l'occasion de la Toussaint, le 1er novembre 2020.
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, publié le samedi 14 novembre 2020 à 22h00

La préfecture de police a interdit un rassemblement visant à réclamer la reprise des offices religieux, une question qui cristallise les tensions depuis plusieurs jours.

La reprise des messes, ce n'est pas pout tout de suite, et les réclamations des fidèles n'y changeront rien. Tel est le message envoyé par la préfecture de police à la suite de l'annonce, samedi 14 novembre, de l'interdiction d'un rassemblement prévu dimanche sur la place Saint-Sulpice à Paris.

Une interdiction au motif qu'il ne respecterait pas les mesures sanitaires en vigueur.


Les catholiques ont prévu samedi et dimanche plusieurs manifestations dans tout le pays pour exiger de pouvoir célébrer la messe. Dès vendredi soir, un rassemblement, autorisé par la préfecture, s'est tenu devant l'église Saint-Sulpice à Paris (6ème arrondissement). 

"En dépit de l'engagement des organisateurs de faire respecter la distanciation sociale et les gestes barrières, les forces de l'ordre ont constaté que ces mesures sanitaires n'étaient pas correctement suivies", souligne la préfecture de police. En outre, des "prières de rue", qui étaient interdites, ont été "constatées et relayées, notamment sur les réseaux sociaux", poursuit-elle.

En conséquence, le préfet de police a décidé d'interdire "une manifestation du même type", prévue dimanche au même endroit. En période de pandémie, "si la liberté de manifester est préservée, elle doit se dérouler dans des conditions sanitaires acceptables", souligne la préfecture.

"La liberté de culte est très importante"

Vendredi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait prévenu qu'il n'hésiterait pas à "envoyer les policiers et gendarmes verbaliser", en cas "d'acte répété", les catholiques qui manifesteraient samedi et dimanche. "Bien sûr que la liberté de culte est très importante, nous avons d'ailleurs laissé ouverts les lieux de culte (...) mais la vie est plus importante que tout, et la vie c'est de lutter contre le coronavirus", a-t-il dit.

Gérald Darmanin doit recevoir lundi matin "pour la seconde fois les représentants des principaux cultes" afin d'évoquer "les conditions dans lesquelles pourraient se tenir à nouveau des cérémonies dans les lieux de culte en fonction de l'évolution de la situation sanitaire".
 

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