Paris : un instituteur soupçonné d'agressions sexuelles sur des enfants

Paris : un instituteur soupçonné d'agressions sexuelles sur des enfants

Une partie des faits se serait déroulée à l'école primaire Sainte-Jeanne-Elisabeth, située dans le 7e arrondissement de Paris.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 15 juin 2017 à 19h50

Une enquête pour "agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant abusé de ses fonctions" a été ouverte par le Parquet des mineurs à l'encontre d'un instituteur de l'école primaire semi-privée du groupe scolaire Sainte-Jeanne-Elisabeth, située dans le 7e arrondissement de Paris.

L'instituteur, âgé d'une quarantaine d'années, est accusé d'avoir abusé d"une demi-douzaine de fillettes. L'homme, qui enseignait depuis deux ans à une classe de CM2, aurait eu plusieurs comportements inappropriés à l'encontre de ses élèves.

Le Parisien rapporte des "câlins trop appuyés", des bisous et des "mots doux" pendant les heures d'étude, des séjours en classe verte et lors de cours à domicile. Mais aussi l'envoi par SMS de "mots d'amour" et de photos ambiguës. Ce sont des parents d'élèves qui ont alerté le directeur de l'établissement, Jean Carvallo, après avoir découvert ces messages sur le téléphone portable de leur fille.



L'enseignant était très apprécié des parents, qui témoignent de leur stupéfaction depuis les premières révélations qui ont eu lieu fin mars. Après la suspension de l'instituteur des parents ont créé une association de défense et accuse le directeur de l'établissement "de protéger son ami". Pour la mère d'une des victimes présumées, c'est le directeur "qui a fait entrer le loup dans la bergerie".

DES FAITS SIMILAIRES DEJA RAPPORTES

L'enquête a révélé que l'instituteur avait déjà été accusé pour des faits similaires dans deux autres établissements de la région parisienne, à Saint Denis, en Seine-Saint-Denis, et à Vincennes, dans le Val-de-Marne. Mais son casier judiciaire était tout de même vide. Le directeur diocésain de l'enseignement catholique de Paris, Jean-François Canteneur, se défend en déclarant que "le diocèse n'a pas accès au casier judiciaire des enseignants" et que rien ne laissait "préjuger d'un comportement dangereux".

"Le nombre précis de victimes n'est pour l'instant pas connu", confie au Figaro la magistrate chargée du dossier. Plusieurs fillettes ont été entendues par la Brigade de protection des mineurs de la police judiciaire.
 
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