Paris : Maxime Cochard, un élu à la Mairie, est accusé de viol

Paris : Maxime Cochard, un élu à la Mairie, est accusé de viol©Ludovic MARIN / AFP

publié le vendredi 22 janvier 2021 à 18h35

"Je me rends compte que j'ai été violé par Maxime Cochard, conseiller de Paris et son compagnon en octobre 2018", peut-on lire dans le message posté sur Twitter. "Une accusation totalement fausse", a répondu Maxime Cochard.

Maxime Cochard, élu communiste du 14e arrondissement de Paris de 36 ans, et son compagnon sont accusés de viol par un jeune étudiant, Guillaume T., sur Twitter.

Le trentenaire a répondu, toujours sur les réseaux sociaux, qu'"il s'agit d'une accusation totalement fausse." Le Parti communiste leur a demandé de se mettre en retrait de leurs responsabilités au sein du PCF.


Dans un message publié jeudi 21 janvier sur le site de micro-blogging, Guillaume T. a déclaré : "Après plus de 2 ans sans savoir mettre les mots sur ce qui m'est arrivé, je me rends compte que j'ai été violé par Maxime Cochard, conseiller de Paris et son compagnon Victor Laby en octobre 2018 alors que je n'avais que 18 ans et étais particulièrement vulnérable".

Guillaume T. n'a "pas encore décidé des suites"

"Je décide d'en parler publiquement car je vois à quel point ces personnes prennent de plus en plus d'importance au sein du PCF et de responsabilités à la Ville de Paris, et à mes yeux c'est insupportable", a-t-il ajouté. Puis de conclure : "Je n'ai pas encore décidé des suites de tout cela mais je souhaite que ce soit su et que les gens prennent pleinement conscience des agissements de ces gens."

Maxime Cochard a démenti en bloc. "J'ai pris connaissance de l'accusation de viol proférée sur Twitter contre mon compagnon et moi. Il s'agit d'une accusation totalement fausse. Compte tenu de la gravité de tels propos et de leur caractère calomnieux, j'ai donné instruction à mon avocat d'engager immédiatement une action judiciaire en diffamation", peut-on lire.

D'après Le Monde, Maxime Cochard a été assistant du groupe communiste à l'Assemblée nationale pendant six ans. Il est conseiller délégué de la maire à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations, toujours selon le quotidien.

#Metoogay

Ces accusations interviennent alors que, sous le mot-dièse #Metoogay, des milliers d'homosexuels en France ont commencé à témoigner sur Twitter des violences sexuelles qu'ils ont subies, dans la lignée des mouvements #Metoo et #Metooinceste, lançant leur propre débat sur le consentement. Apparu jeudi dans la soirée, #Metoogay comptait vendredi matin parmi les tendances France sur le réseau social.

Vendredi matin, Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, a assuré de son "plein soutien" les victimes de violences sexuelles. De même, pour SOS Homophobie, "le mouvement #Metoogay marque une nécessaire libération de la parole de victimes de violences sexuelles".

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