Paris : les terrasses éphémères vont devenir pérennes et payantes

Paris : les terrasses éphémères vont devenir pérennes et payantes
Paris, le 19 mai 2021.

publié le lundi 07 juin 2021 à 12h18

Apparues à la fin du premier confinement en 2020, les terrasses éphémères de la capitale pourront être installées, chaque année, du 15 mars au 15 octobre et elles seront payantes, indique le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie Paris-Île-de-France à franceinfo.

Après le premier déconfinement et l'interdiction pour les restaurateurs de recevoir à l'intérieur, les terrasses éphémères ont émergé un peu partout à Paris, notamment sur les places de stationnement, avec l'autorisation de la mairie, pour pouvoir soutenir un secteur durement touché. Prises d'assaut par les Parisiens, elles ont finalement vocation à rester. 



La mairie de Paris va présenter lundi 7 juin sa réforme du RET (règlement des étalages et des terrasses), entérinant leur pérennisation.

Elles pourront être installées, chaque année, du 15 mars au 15 octobre, a annoncé dimanche 6 juin sur franceinfo Franck Delvaux, le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie Paris-Île-de-France (UMIH). Elles s'appelleront désormais "terrasses estivales" et fermeront à 22h, pour éviter des nuisances sonores trop tardives.

"On a négocié depuis de nombreuses semaines, voire plusieurs mois, avec la mairie de Paris. On peut dire qu'on arrive à un résultat qui nous satisfait pleinement. Il y avait besoin de les réglementer", se réjouit M. Delvaux auprès de la radio publique. "Aujourd'hui quand on circule dans Paris, les terrasses sont pleines. C'est vraiment l'art de vivre. C'est ce qui fait venir les touristes à Paris", insiste-t-il. 

Autre changement majeur, ces terrasses seront dorénavant payantes pour les restaurateurs et les bars. En 2020, la mairie de Paris avait en effet exonéré les restaurateurs de la "redevance terrasses" pour faciliter leur reprise d'activité. Ce qui représente un manque à gagner de 34 millions d'euros de taxes en environ un an, selon Le Figaro.
 

"Mais là-dessus aussi, nous avons eu beaucoup d'avancées dans nos négociations", assure M. Delvaux. "Nous avons obtenu qu'à la fois pour les terrasses estivales, mais aussi les terrasses dites historiques, il y ait une exonération des droits jusqu'au 30 septembre, ce qui va permettre à la profession de travailler tout l'été avec des droits de c'est gratuit", estime-t-il. 

Quel coût supplémentaire cela engendrera-t-il pour les professionnels ? Cela dépend, répond le président de l'UMIH. "Le restaurateur aura plusieurs options. Il pourra peut-être y avoir une terrasse qui sera sur les places de stationnement, mais aussi ce qu'on peut appeler une contre-terrasse, entre deux arbres. Il va pouvoir aussi mettre des tables à côté de lui. Si par exemple, c'est un coiffeur qui ferme à 19 heures, si le coiffeur est d'accord, il pourra mettre quelques tables devant. Donc le tarif ne sera pas toujours le même."

 

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