Paris : le père de l'enfant sauvé par Mamoudou Gassama devant la justice

Paris : le père de l'enfant sauvé par Mamoudou Gassama devant la justice
L'immeuble où se trouve l'appartement de la famille du petit garçon sauvé par Mamoudou Gassama.

, publié le mardi 25 septembre 2018 à 09h00

Le père de famille risque une peine de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende pour "soustraction à ses obligations légales" de parent.

Pourquoi a-t-il laissé son enfant de 4 ans, seul au domicile ? C'est la question à laquelle devra répondre le père du petit garçon sauvé par Mamoudou Gassama, le 26 mai dernier à Paris, après être resté suspendu dans le vide. L'homme, qui avait laissé son enfant seul dans l'appartement, doit être jugé au tribunal correctionnel de Paris, mardi 25 septembre.





Les images du jeune Malien qui avait escaladé, à mains nues, les quatre étages de l'immeuble avait fait le tour du monde. Le 26 mai dernier, un père laisse son petit garçon de 4 enfant seul dans l'appartement familial du XVIIIe arrondissement de Paris. L'enfant, sans surveillance, se retrouve suspendu dans le vide, au quatrième étage de l'immeuble. Mamoudou Gassama, un jeune Malien, escalade à mains nues le bâtiment pour aller porter secours au petit garçon.

"L'emballement médiatique a été tel qu'il y a eu CNN et Fox News en bas de chez eux"

Selon le procureur de Paris, le père de famille était parti faire ses courses, pendant 45 minutes, puis il a décidé de faire un détour pour jouer à Pokémon Go. À son retour, il est placé en garde à vue et renvoyé devant le tribunal correctionnel pour "soustraction à ses obligations légales" de parent. Il risque une peine de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende.

L'avocat du père de famille a dénoncé l'emballement médiatique de l'affaire : "C'est une famille qui est restée cloîtrée pendant quatre ou cinq jours avec les rideaux et les volets fermés pour éviter qu'on les filme parce que l'emballement médiatique a été tel qu'il y a eu CNN et Fox News en bas de chez eux pendant quelques jours", a-t-il expliqué au micro de Franceinfo.

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