Paris : l'homme qui a découvert les bonbonnes de gaz raconte

Paris : l'homme qui a découvert les bonbonnes de gaz raconte
La cible, un immeuble d'un quartier paisible de la capitale, étonne les enquêteurs.

Orange avec AFP, publié le mardi 03 octobre 2017 à 16h15

Au lendemain de la découverte de bonbonnes de gaz et d'un dispositif de mise à feu dans le hall d'un immeuble à Paris, l'homme qui a prévenu les forces de l'ordre est "toujours choqué". Interrogé par Le Parisien, il a raconté, mardi 3 octobre, le déroulé des événements.

"Ça sentait fortement l'essence dans l'appartement (l'immeuble, NDLR).

Il y avait quatre bonbonnes de gaz qui étaient posées, j'en ai sorti trois, a-t-il déclaré, sous couvert d'anonymat. Il y avait au moins trente litres d'essence, je pense." Une enquête antiterroriste a été ouverte après la découverte de l'engin explosif artisanal dans la nuit de vendredi à samedi, dans le quartier aisé du XVIe arrondissement, dans le sud-ouest de la capitale. Comme l'a indiqué Le Point, qui a révélé l'affaire, plusieurs tentatives de déclenchement - vaines - ont été effectuées sur l'engin, selon la source proche de l'enquête.


"Tout ce que je sais c'est qu'il y avait de quoi faire sauter tout l'immeuble", a-t-il avancé, refusant de donner plus de détails sur la disposition exacte des bonbonnes. "Je ne peux pas vous dire tout ce qui s'est passé. Ce que je peux vous dire, c'est que j'ai coupé les bonbonnes de gaz, je les ai sorties dehors. En même temps j'avais la police et les pompiers au téléphone, c'est eux qui m'ont aidé."

Cinq personnes d'une trentaine d'années, interpellées par les services antiterroristes en région parisienne et notamment dans les communes de l'Essonne d'Arpajon et Draveil, étaient toujours en garde à vue mardi à la mi-journée, selon une source proche de l'enquête. Parmi elles, "certaines sont connues des services spécialisés pour leur appartenance à la mouvance radicale", a-t-elle précisé à l'AFP, sans plus de détails.

"L'un était fiché au fichier FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, ndlr), ça veut dire radicalisé", a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur France Inter.

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