Paris : de jeunes migrants isolés sèment le trouble au pied de la tour Eiffel

Paris : de jeunes migrants isolés sèment le trouble au pied de la tour Eiffel©Panoramic (photo d'illustration)

publié le mercredi 05 mai 2021 à 16h40

Une enquête du Monde rapporte le quotidien difficile de nombreux jeunes migrants isolés, pour la plupart des mineurs venus du Maroc. Drogués et alcoolisés, ceux qui étaient connus jusqu'ici pour troubler le quotidien des habitants du 18e arrondissement semblent désormais avoir pris leur quartier au pied de la tour Eiffel.

Les jours se ressemblent et sont de plus en plus difficiles à vivre aux alentours de la tour Eiffel à Paris. Le Monde révèle que de nombreux jeunes migrants isolés ont élu domicile au pied du célèbre édifice. Beaucoup d'entre eux sont des jeunes mineurs venus du Maroc, même si certains viennent d'autres pays. Ils mènent un mode de vie difficile, entre pauvreté, excès et criminalité.



S'ils sont délogés tous les matins par trois policiers, les jeunes reviennent rapidement sur les lieux au moment où la foule de touristes fait son arrivée. Ils consomment de l'alcool mais aussi des cachets de Rivotril, une benzodiazépine transformée en drogue de rue, explique Le Monde.

À l'affut du moindre manque de vigilance des passants, ils n'hésitent pas à voler des objets en tout genre, du bijou au portefeuille en passant par le téléphone portable. Mais en ces temps de crise sanitaire, les touristes sont peu nombreux et laissent place à une population plus locale davantage vigilante à ses objets personnels. "Les mineurs ont donc du mal à les voler à leur insu et ont recours à davantage de violence pour parvenir à les voler", affirme le commissaire du XVIème arrondissement Jean-François Galland.

Des cambriolages qui se multiplient

Outre les vols à l'arrachée, ses jeunes tentent également de dérober de l'argent en cambriolant plusieurs lieux dans les environs de la tour Eiffel. Le Monde souligne qu'au dernier trimestre 2019, une vingtaine de gardes à vue étaient en lien avec les activités frauduleuses de ces jeunes. En 2020, ce chiffre avait atteint la barre des 400.

Face à ces menaces, les commerçants sont désespérés. Ils envisagent de se protéger eux-mêmes. Victime à trois reprises de tentatives de cambriolages, le boulanger David Bonon affirme qu'avec d'autres commerçants, ils ont "commencé à évoquer l'idée de faire (eux)-mêmes des rondes la nuit". Il s'est, lui, muni d'un Flash-Ball.

Durant ces longues journées, les migrants font parfois preuve de violence et enchaînent les délits pour certains. Mais comme le rappelle Le Monde, ils passent aussi leur temps à se prendre en photo. Les clichés sont ensuite envoyés à ceux restés dans leur pays d'origine, pour donner l'illusion d'un quotidien agréable, loin d'une réalité beaucoup plus dure qu'ils cachent.

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