Paris : coup de mou pour Dalloyau qui ferme deux boutiques

Paris : coup de mou pour Dalloyau qui ferme deux boutiques

La boutique de la rue de la Convention (XVe) fermera le mois prochain, tout comme celle de Bastille.

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leparisien.fr, publié le vendredi 06 avril 2018 à 19h28

Un plan de restructuration est en cours chez le traiteur de luxe qui ferme deux boutiques parisiennes et licencie une vingtaine de personnes.

Le roi de la gastronomie parisienne Dalloyau, célèbre pour ses macarons, traverse une période économique difficile. L'entreprise, qui compte dix magasins dans la capitale et dans les Hauts-de-Seine, à Neuilly-sur-Seine et Boulogne-Billancourt, va fermer le mois prochain deux de ses boutiques situées dans le centre de Paris, l'une à Bastille (XIe), l'autre à Convention (XVe).

Signé en janvier dernier, un plan de restructuration concerne une soixantaine de salariés. Quarante vont être reclassés mais une vingtaine doivent quitter l'entreprise d'ici l'été, à la fois des salariés qui travaillaient dans les boutiques mais aussi certains qui occupaient des fonctions administratives sur le site de production de Colombes (Hauts-de-Seine). « Les lettres de licenciement sont parties depuis le mois de janvier », indique un salarié licencié qui n'a pas accepté la proposition de reclassement faite par l'entreprise en raison de mauvaises conditions salariales, selon lui.

Une « vieille maison » qui doit se réorganiser« Les boutiques parisiennes qui ferment étaient trop grandes et mal situées. Elles n'étaient plus rentables. La boutique de Convention, notamment, avait perdu beaucoup de clientèle depuis la fermeture de l'hôpital Boucicaut », précise par ailleurs l'ancien délégué syndical CGT qui a signé le plan avant de quitter l'entreprise et préfère garder l'anonymat.

Selon lui, la boutique de Bastille, située derrière un bar, « peinait à attirer une clientèle de luxe », coeur de cible de la célèbre marque qui date de 1682 et dont la boutique emblématique, rue du Faubourg-Saint-Honoré (VIIIe), avait ouvert en 1802. Laurent Pfeiffer, le nouveau PDG de Dalloyau arrivé en 2016, évoque de son côté « une vieille maison qui a aujourd'hui besoin de se réorganiser ».

« Ce qui arrive aujourd'hui fait partie de la vie normale d'un réseau de distribution, avec des ouvertures et des fermetures de magasin », ajoute-t-il. Avec 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017, le traiteur Dalloyau, qui a connu deux plans sociaux depuis 2004, a été racheté en 2010 à 50 % par le fonds français d'investissement Perceval, également propriétaire du fleuriste Monceau Fleurs, qui a détrôné la gestion familiale de l'entreprise.

Depuis, Dalloyau a changé de stratégie, espèrant renouer avec la croissance avec des projets d'ouvertures dans le Sud-Est de la France, notamment à Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi en Asie. « L'entreprise, qui s'est longtemps reposée sur ses lauriers, évolue aujourd'hui dans un marché ultra concurrentiel », ajoute le délégué syndical, évoquant notamment l'autre star des macarons Pierre Hermé.

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