Parcoursup : comment le ministère fait baisser le nombre de candidats en attente

Parcoursup : comment le ministère fait baisser le nombre de candidats en attente
Une étudiante consulte le site Parcoursup, à Lille, le 22 mai 2018.

, publié le mercredi 25 juillet 2018 à 07h50

Certaines universités, déjà en "surbooking constant", craignent de se retrouver avec des amphithéâtres bondés.

Près de 30 % des bacheliers n'ont pas encore validé définitivement un de leur vœu sur Parcoursup. Mais en une semaine, le chiffre a déjà considérablement baissé.

Et pour cause, le ministère de l'Enseignement supérieur a demandé à toutes les universités parisiennes de faire du "surbooking", en acceptant plus de candidats qu'elles n'ont de places disponibles, révèle le Figaro, mercredi 25 juillet.



"Il y a quelques jours, toutes les universités d'Île-de-France ont reçu une demande de la part du ministère : faire ce que l'on appelle du "surbooking", c'est-à-dire accepter 10 % d'étudiants de plus que nous ne pouvons en accueillir normalement", a expliqué le vice-président d'une université parisienne au quotidien.



Une mesure qui inquiète

"Il y a un risque que 5.000 bacheliers n'aient pas d'affectation à la rentrée. L'objectif est de tout faire pour que cela n'arrive pas", a réagi Guillaume Leyte, président de l'université Paris-II Panthéon-Assas. "Habituellement, en septembre, il y a environ 10 % de défections. Des places que les universités réaffectent par la suite. Cette année, nous avons demandé aux établissements parisiens de faire, dès maintenant, le 'surbooking' qu'ils font habituellement à la rentrée", a, de son côté, précisé le ministère de l'Enseignement supérieur.

Cette mesure, qui permet au gouvernement de faire baisser le nombre de bacheliers toujours en attente, n'est pas sans risque pour certaines universités : "Imaginons que tous les étudiants que nous acceptons s'inscrivent : nous nous retrouverons alors avec un effectif en licence supérieur à 10 % de nos capacités d'accueil", s'est inquiété le vice-président d'une université parisienne.

"Pas question de faire du surbooking en Staps, où 80 % des étudiants ont déjà répondu par un oui définitif sur Parcoursup"

Si le ministère de l'Enseignement supérieur a promis aux établissements concernés un accompagnement financier, d'autres ont décidé de devancer le problème. À l'image de l'université Paris-Descartes qui s'est basée sur les données des années précédentes : "Nous avons accepté 400 candidats supplémentaires dans des filières où nous étions presque certains qu'il y aurait une "évaporation" des candidats. Aujourd'hui, nous ne sommes plus en surbooking que de 100 étudiants", a détaillé Frédéric Dardel.

L'université Paris-II Panthéon-Assas a accepté 100 candidats de plus que ses capacités d'accueil, en droit et en économie-gestion, tandis que l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée a accepté 200 élèves de plus que prévu : "Nous avons pris le moins de risque possible, indique Gilles Roussel, son président. Il n'était pas question de faire du surbooking en Staps, où 80 % des étudiants ont déjà répondu par un oui définitif sur Parcoursup."

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