Palmarès des meilleures universités : la France recule dans le classement de Shanghai

Palmarès des meilleures universités : la France recule dans le classement de Shanghai

Seules trois universités françaises sont présentes dans le Top 100 de Shanghai (photo d'illustration).

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Orange avec AFP, publié le mardi 15 août 2017 à 09h51

Trois établissements français figurent parmi les 100 premières universités mondiales.

La France continue de perdre du terrain dans le classement de Shanghai, publié mardi 15 août, rapporte Le Monde.

Dans le top 500, la France ne compte cette année que 20 universités, contre 22 l'année dernière. Seules trois établissements figurent parmi les 100 meilleurs du monde.



L'université Pierre et Marie Curie arrive à la 40e place, suivie par l'université Paris-Sud, 41e et par l'Ecole normale supérieure, à la 69e place.

UN VÉRITABLE ENJEU

Pas de quoi se réjouir cependant puisque le premier établissement français, l'université Pierre et Marie Curie, continue à perdre des places. Classée 36e en 2015, elle perd encore une place cette année puisqu'elle occupait la 39e position en 2016. Les autres améliorent légèrement leurs résultats : Paris Sud passe de la 46ème place en 2016 à 41ème cette année, l'ENS, qui avait chuté de quinze places en 2016, passe de la 87e à la 70e.

Selon Le Monde, le classement de Shanghai repose sur six critères principaux : le nombre de Prix Nobel et de médailles Field parmi les diplômés et parmi les professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines, le nombre de publications dans les revues scientifiques, le nombre de de publications rattachées à l'établissement et répertoriées dans les index de citations et enfin la pondération des indicateurs précédents divisée par le nombre d'enseignants-chercheurs de l'université.

Shanghai est un véritable enjeu pour les pays qui veulent peser dans le domaine de la recherche. Chaque année, ce classement est observé de près par les responsables universitaires du monde entier.

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34 commentaires - Palmarès des meilleures universités : la France recule dans le classement de Shanghai
  • Le classement de Shangaï est établi suivant des critères (nombre de récompenses individuelles telles que prix Nobel ou médaille Fields, nombre de publications de diffusion internationale...) favorables aux établissements à très grands effectifs, ce qui n'est le cas d'aucune université ou école française. Des structures performantes telles que le CNRS ou l'INSERM sont pénalisés dans ce classement par leur petite taille.
    La domination américaine s'explique à la fois par la dimension des universités (intégrant l'équivalent de nos grandes écoles) et par la qualité de chercheurs étrangers attirés par un financement confortable. À titre d'exemple, on peut citer Maryam Mirzakhani (première femme à obtenir la médaille Fields) et plus anciennement Lofti Zadeh (inventeur des ensembles flous); ces mathématiciens ont tous deux été formés à Téhéran.
    Il n'y a certainement pas de quoi pavoiser en voyant le classement, mais rien ne permet de conclure à un effondrement de la recherche française. Ainsi que l'explique Mme Fillatreau, des variations minimes peuvent avoir un effet très visible comme la sortie du "top 500" de deux établissements français entre 2016 et 2017.
    Contrairement à ce que semblent croire quelques commentateurs, ce n'est pas la qualité de l'enseignement, pas plus supérieur que primaire ou secondaire, mais bien la performance en recherche qui est ainsi évaluée. À ce propos, le passage de Mme Vallaud-Belkacem rue de Grenelle n'a eu aucune incidence sur les qualités des chercheurs actuels qui (sauf cas exceptionnel) ont fini leur scolarité secondaire depuis dix ans au moins. De toute façon, la baisse de niveau globale ("de la Maternelle à l'Université") n'a guère d'effet sur les élites intellectuelles des grandes écoles qui fournissent finalement l'essentiel des chercheurs scientifiques en Université.

    Mon commentaire date du lendemain de la publication de l'article, donc il ne me semble pas vraiment écrit "à retardement".
    Alors, que dire de quelqu'un à qui il fallu six jours pour composer un commentaire d'une ligne (et sans rapport avec le sujet) ?

  • Trouvez-moi un domaine où la France ne recule pas ! Tout est fait dans ce sens...contrairement à beaucoup de pays !

  • alors pourquoi autant d'étudiants étrangers dans nos fac ?

  • Ce recul n'est pas du tout étonnant, puisqu'en France on nivelle par le bas... La sélection ne se fait plus au mérite, mais la plupart du temps par tirage au sort... Système aberrant, qui laisse sur le carreau des milliers d'étudiants "valables" pour donner "leur chance" à des élèves moyens, voire médiocres.

  • L'effet Belkacem !