Ouverture de la PMA à toutes les femmes : la loi sera promulguée et appliquée dès "cet été", estime Olivier Véran

Ouverture de la PMA à toutes les femmes : la loi sera promulguée et appliquée dès "cet été", estime Olivier Véran
Affiches en faveur de la PMA pour toutes, lors d'une Gay Pride à Paris.

publié le mardi 04 mai 2021 à 22h00

Selon le ministre de la Santé, les premiers bébés nés de l'ouverture de la PMA à toutes les femmes pourraient arriver "au printemps prochain".

Le ministre de la Santé Olivier Véran l'a assuré lundi soir : "le premier bébé né par PMA (procréation médicalement assistée, NDLR) d'un couple de femmes ou d'une femme seule naîtra avant la fin du mandat" d'Emmanuel Macron. Promesse de l'ancien président François Hollande puis de son successeur, l'ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, contenue dans le projet de loi de bioéthique, a pris du retard, notamment en raison de l'épidémie de coronavirus qui a bousculé l'agenda parlementaire. 



"La lecture définitive du texte arrive au Parlement dans les deux chambres ce printemps, ce qui veut dire que l'on pourra ensuite promulguer la loi et que le droit sera reconnu possible", a déclaré le ministre de la Santé lors d'une interview donnée à Sciences Po TV, chaîne des étudiants de cette école. Selon cet agenda, "il est possible que cet été des premiers parcours de PMA se mettent en place, qui pourraient donner naissance à des premiers bébés au printemps prochain", a-t-il ajouté. 

"Les projets de loi comme cela, ça prend beaucoup de temps, beaucoup trop de temps", a poursuivi Olivier Véran. "On fait une avancée importante dans le domaine sociétal, donc je suis très partisan d'aller au bout de ce texte, et nous le ferons, il n'y a aucune inquiétude. C'est long mais on va y arriver", a-t-il assuré.

La PMA s'adresse pour le moment "aux couples hétérosexuels en âge de procréer" si "l'un des membres présente une stérilité (ou infertilité) pathologique médicalement constatée" ou "est porteur d'une maladie grave pouvant être transmise au conjoint ou à l'enfant". Le projet de loi actuellement à l'étude propose de "supprimer l'exigence d'une infertilité pathologique" pour recourir à la PMA et d'"élargir l'accès à la PMA aux couples de femmes et aux femmes non mariées".
 

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