ONU : la France dément céder son siège de membre permanent à l'UE

ONU : la France dément céder son siège de membre permanent à l'UE
(illustration)

publié le mercredi 22 septembre 2021 à 12h13

Selon un quotidien britannique, Emmanuel Macron serait prêt à céder le siège français au Conseil permanent de l'ONU contre un soutien à son projet d'armée européenne.

Une telle décision aurait relevé de la "trahison", s'indignaient Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. La France a démenti les informations du quotidien britannique The Telegraph, selon lesquelles la France pourrait céder à l'Union européenne son siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.

"Nous démentons formellement.

Le siège est à nous et le restera", a affirmé l'Élysée, en réponse aux affirmation selon lesquelles Emmanuel Macron "pourrait offrir le siège à l'ONU" si l'UE soutenait ses plans pour une armée européenne. "Nous nous coordonnons avec l'UE autant que nécessaire et en toute souveraineté", a précisé l'Élysée dans sa réaction.


Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité sont la Chine, les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni et la France.

Cette publication du Telegraph intervient en pleine crise diplomatique entre Paris d'un côté et Washington, Canberra et Londres de l'autre à la suite de la décision de ces trois capitales de conclure un partenariat stratégique dans la zone indopacifique. En conséquences, l'Australie a résilié un important contrat de sous-marins avec la France.

"Bonne mise au point de l'Élysée, a réagi Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Le siège des Français à l'ONU n'est pas à vendre. Le tabloïd anglo-saxon a menti. Qui l'a manipulé ?" Un peu plus tôt, il s'était insurgé contre une telle éventualité. "Macron doit démentir d'urgence. La France ne donnera jamais son siège au Conseil de sécurité de l'ONU. Qui s'y risquerait relèverait de la haute trahison", avait écrit le leader de la France insoumise

"Si cette information est exacte il s'agit d'un acte de trahison envers la Nation. Si elle ne l'est pas Emmanuel Macron doit le dire et vite", avait aussi écrit la candidate d'extrême droite Marine Le Pen.

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