"On ne veut pas qu'Abdeslam meure en prison", explique Gérard Collomb

"On ne veut pas qu'Abdeslam meure en prison", explique Gérard Collomb
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb le 10 septembre 2017 à l'Élysée.

Orange avec AFP, publié le dimanche 17 septembre 2017 à 16h52

TERRORISME. Invité dimanche du Grand Jury, le ministre de l'Intérieur a approuvé et justifié l'allègement des conditions de détention du seul membre survivant présumé du commando du 13 novembre.

Les conditions de détention extrêmement rigoureuses de Salah Abdeslam, incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) depuis un an demi, ont été assouplies, a révélé vendredi Le Parisien.

Soupçonné d'être le seul survivant du commando ayant perpétré les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, montre en effet "des signes alarmants de dégradation de sa santé mentale", a expliqué le quotidien.

Une information confirmée par la ministre de la Justice Nicole Belloubet, selon qui "allègement (était) un mot un peu excessif" pour décrire les nouvelles conditions de détention. La Garde des Sceaux a également précisé que la "plus grande crainte" de l'administration pénitentiaire était un suicide.

"On veut qu'il puisse témoigner à son procès et donc que d'ici son procès, il ne meure pas en prison", a renchéri dimanche midi 17 septembre dans l'émission du "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI" Gérard Collomb. "L'amener dans un état qui lui permette de témoigner est tout à fait essentiel", a justifié le ministre de l'Intérieur, confirmant que son "état psychologique est en train de se détériorer". Or, "on ne veut pas quelqu'un qui puisse jouer la folie devant ses victimes, a-t-il martelé. On veut qu'il puisse les regarder et qu'elles elles puissent le regarder et lui dire que c'est un monstre, que ce qu'il a fait, c'était monstrueux. Moi je pense que ceux dont on doit s'occuper en priorité, c'est d'abord évidemment les victimes dans ce genre de problématique."



Salah Abdeslam reste le détenu le plus surveillé de France, sous le contrôle de caméras de vidéosurveillance 24/24 heures et de huit gardiens. Mais, depuis le mois de mai, il n'y a plus de vitre pour le séparer de ses proches au parloir - seule sa famille proche ayant l'autorisation de lui rendre visite. Le Parisien précise que chaque parloir est désormais suivi d'une fouille. En outre, les vitres opaques de sa cellule vont être retirées pour lui permettre de voir à l'extérieur.

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