"On ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage", estime Emmanuel Macron à propos de la rétention des notes du bac

"On ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage", estime Emmanuel Macron à propos de la rétention des notes du bac
Emmanuel Macron à Bruxelles, le 2 juillet 2019.

Orange avec AFP-Services, publié le dimanche 07 juillet 2019 à 18h35

Pour contraindre le gouvernement à rouvrir les négociations sur les réformes du lycée et du bac qu'ils dénoncent, des professeurs ont refusé de rendre les notes des candidats à l'examen.

"On ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage", a jugé dimanche 7 juillet Emmanuel Macron à propos des enseignants qui avaient refusé de faire remonter des notes des copies du bac pour contraindre le gouvernement à rouvrir des négociations sur les réformes du lycée qu'ils dénoncent. "Je respecte la liberté d'opinion, la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage", a-t-il expliqué lors d'un entretien sur France Info.



"Je pense que le ministre a eu la bonne réaction", a-t-il ajouté, en référence à la décision de Jean-Michel Blanquer de faire attribuer aux élèves des notes provisoires issues du contrôle continu.

"Quand on est enseignant, on a des droits mais aussi des devoirs", "quand un examen est attendu avec angoisse", "notre devoir à tous est d'être au rendez-vous", a-t-il estimé.

"Il peut y avoir des désaccords, évidemment le droit de grève, de manifestation seront préservés, j'y tiens beaucoup, je le dis avec beaucoup de respect pour ceux qui expriment ces désaccords. Mais en aucun cas ces désaccords ne peuvent se faire en prenant en otage nos jeunes, dans un moment qui est toujours un moment d'angoisse et extrêmement important pour leurs familles", a-t-il répété.
Quelques élèves ont eu des résultat provisoires, "une toute petite minorité" mais "je veux les rassurer, les choses sont sous contrôle du ministre".

Il a tenu cependant à rendre hommage aux enseignants dans leur ensemble et promis de se pencher sur le niveau de leur rémunération. "99% de celles et ceux qui font chaque jour l'Éducation nationale ont ce sens du devoir", a déclaré le chef de l'État, avec parfois "des rémunérations, je le sais, qui ne sont pas pas satisfaisantes - et c'est un chantier qu'on veut ouvrir - des conditions matérielles parfois très dures. Ils sont là, enseignent, éduquent, les savoirs fondamentaux, les valeurs, accompagnent nos jeunes. C'est le plus beau métier (...) Je ne veux pas le laisser salir, écorner", a-t-il conclu. 

Les 743.000 candidats qui passaient le baccalauréat cette année ont découvert leurs résultats vendredi. 77,7% des candidats ont été reçus d'emblée, sans avoir besoin de passer le rattrapage, un taux provisoire, en légère baisse (-1,1 point) par rapport à celui affiché en 2018, selon les chiffres publiés par le ministère de l'Éducation.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.