"On n'est pas couché" : l'écologiste Sandrine Rousseau en larmes face à Christine Angot

"On n'est pas couché" : l'écologiste Sandrine Rousseau en larmes face à Christine Angot
L'écologiste Sandrine Rousseau le 12 février 2016 à Paris

Orange avec AFP, publié le dimanche 01 octobre 2017 à 13h00

Malmenée par les chroniqueurs de Laurent Ruquier, l'écologiste Sandrine Rousseau, l'une des élues qui ont accusé Denis Baupin de harcèlement et d'agressions sexuels, n'a pu contenir ses larmes sur le plateau d'On n'est pas couché, samedi 30 septembre.

Depuis l'enregistrement de l'émission jeudi, on savait que ce numéro d'"On n'est pas couché" avait été mouvementé. Le bruit avait couru que Christine Angot, romancière et chroniqueuse, avait quitté le plateau en plein débat, ulcérée par l'invitée du jour.

Cette invitée n'est autre que l'ex-porte-parole d'Europe Écologies-Les Verts, Sandrine Rousseau. La femme politique, qui vient de démissionner de ses fonctions à la direction du parti, était venue sur le plateau de France 2 pour défendre son dernier livre, intitulé "Parler", dans lequel elle revient sur ses accusations contre Denis Baupin. Dans le fauteuil d'en face, Christine Angot, qui a elle aussi était victime de violences sexuelles par le passé, a sévèrement critiqué l'écologiste.

"ÇA N'EXISTE PAS"

"Je ne peux pas entendre ça. C'est un blabla. On ne fait pas dans un parti politique la question des agressions sexuelles enfin, on le fait avec l'humain", a lancé la chroniqueuse à l'invitée. Cette dernière a rapidement fondu en pleurs. "Je l'ai dit à toutes les directions d'Europe Écologie-Les Verts depuis que ça m'est arrivé. Je l'ai dit, de l'humain j'en ai fait", s'est défendue Sandrine Rousseau, comme le rapporte Europe1. "Ça n'existe pas, il faut se mettre ça dans la tête", a tranché Christine Angot. L'intégralité de la séquence a été mise en ligne.



Christine Angot a ensuite poursuivi son propos : "Je ne fais pas partie d'une brochette de victimes et je refuse de me positionner en disant "bonjour je suis une victime et je ressens ci et ça". "À un moment donné, la question c'est quand même comment on fait bouger les choses là dessus", a réagi Sandrine Rousseau. "Pour moi c'est le sujet, c'est l'invisibilité. C'est ce que j'ai ressenti au moment où j'ai été agressée. Je pense que ce sujet est tellement à vif quand on l'a vécu qu'il n'y a pas de bonne méthode. Mais moi, je ne peux pas faire comme si ça n'existait pas."

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