Oise : un gendarme se suicide dans une caserne avec son arme de service

Oise : un gendarme se suicide dans une caserne avec son arme de service
La gendarmerie de Méru avait déjà été dramatiquement touchée par la mort de trois gendarmes en décembre 2016 (illustration).

Orange avec AFP, publié le jeudi 09 novembre 2017 à 18h59

L'homme de 39 ans s'est servi de son arme de service personnelle pour se suicider dans le jardin de son logement, révèle Le Parisien. "C'est un coup dur, c'est dramatique", déplore l'un de ses collègues, du Groupement de gendarmerie de l'Oise, auprès du quotidien.



Un gendarme de 38 ans s'est suicidé avec son arme personnelle à la caserne de Méru (Oise) dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie.

"Il s'est suicidé dans le jardin de son logement dans la caserne. Ce n'était pas avec son arme de service", a indiqué un porte-parole de la gendarmerie picarde.

TROISIÈME SUICIDE EN 2017

Marié et père de deux enfants, il faisait partie du Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig) depuis 2012. Il avait auparavant servi en brigade à Cirès-lès-Mello, également dans l'Oise.

La gendarmerie de Méru avait déjà été dramatiquement touchée par la mort de trois gendarmes en décembre 2016 dans un accident de la route. "Cela fait beaucoup, ça tombe sur la même unité", se désolent les gendarmes, rapporte Le Parisien.

C'est le troisième suicide d'un gendarme cette année. Le dernier suicide remonte à mars dernier, à Ajaccio, en Corse-du-Sud. Le 19 janvier, un gendarme de 36 ans s'était également donné la mort avec son arme de service à son domicile de Neufchâtel-en-Bray, en Seine-Maritime.

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29 commentaires - Oise : un gendarme se suicide dans une caserne avec son arme de service
  • Dur dur cette loi des séries... On ne peut s'empêcher de s'interroger sur la ou les causes entrainant ces suicides. Condoléances.

  • Ce ne pouvait pas être avec une grenade offensive éventuellement non létale, elles ont été interdite.

  • le jour ou enfin on comprendra que derrière l uniforme il y a des hommes et des femmes et q une véritable considération envers ses serviteurs de la république tout ses drames diminuerons enfin je l'espère paix a eux

  • Nous sommes de toute façon dans un monde sans repères..le métier de policier les met plus en danger ,c'est évident..il y a eu aussi des "vagues " de suicides dans des grandes entreprises..le rendement la compétition..l'impression de n'être qu'un objet jetable et remplaçable et même jusqu'au harcèlement quelquefois.Et puis viennent se greffer les tensions personnelles..peut-être entre collègue hiérarchie ou séparation..problèmes de couple c'est souvent tout un ensemble on ne pourra jamais empêcher qu'il y ai des gens plus fragiles que d'autres..certains se cabrent sous l'épreuve d'autres non..mais bien sûr il faut que ces policiers soient écoutés que l'on décèle avant la dépression..il faut de la prévention. Non ce n'était pas arme de service.

  • cherchez l'erreur , surbooking, manque de considération vis à vis du système judiciaire, de la population , vie de famille difficile
    et tout cela sans rien dire et surtout sans se plaindre
    faites ce métier seulement une semaine et vous comprendrez peut être
    ce ne sont pas des surhommes mais tout simplement des humains et des êtres normaux
    arrêtons toutes ces histoires de suivi psychologique et prenons les problèmes à la base