Occupation de Normale Sup' : le monument aux morts vandalisé

Occupation de Normale Sup' : le monument aux morts vandalisé
Le fronton de l'École Normale Supérieure, à Paris, le 24 juin 1994. (photo d'archives)

Orange avec AFP, publié le jeudi 03 mai 2018 à 16h42

Toutes les activités de l'école ont été annulées jeudi, après l'occupation depuis la nuit dernière de l'établissement.

Normale Sup', l'un des établissements les plus prestigieux et les plus sélectifs de l'enseignement supérieur français, était fermée jeudi 3 mai après une nuit d'occupation par des opposants aux nouvelles modalités d'accès à la fac. Des images du monument au mort de l'établissement couvert de tags ont provoqué l'indignation.


Selon des étudiants qui étaient dans l'Ecole avant que les entrées ne soient bloquées et qui ont pris des photos, des couloirs et le monument aux morts ont été tagués et des portes forcées. "Les graffitis sur le monument aux morts n'ont pas fait l'unanimité", a déclaré l'un d'eux, sans souhaiter donner son nom. "À nos morts tués par votre police", proclame un des tags écrits en travers de la liste des Normaliens morts à la guerre.


La secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a vivement réagit sur Twitter. "Le monument aux morts de l'ENS a été souillé cette nuit. La mémoire de ces anciens élèves, femmes et hommes, qui ont le courage de s'engager dans la Résistance et de donner leur vies pour la liberté ne méritait pas autant de bêtise et d'ignorance", a-t-elle écrit.

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a, de son côté, fustigé que l'on "souille la mémoire de ceux que la guerre a tués."

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