Occupation de la mosquée de Poitiers: prison avec sursis pour cinq militants

Occupation de la mosquée de Poitiers: prison avec sursis pour cinq militants

Des militants du mouvement d'extrême droite Génération identitaire sur le toit de la mosquée de Poitiers, le 20 octobre 2012

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AFP, publié le jeudi 07 décembre 2017 à 17h46

Cinq militants du mouvement d'extrême droite Génération identitaire, âgés de 27 à 30 ans, ont été condamnés à un an de prison avec sursis jeudi pour la spectaculaire occupation en 2012 de la mosquée de Poitiers (Vienne).

Quatre d'entre eux, poursuivis pour provocation à la haine raciale ou religieuse et dégradation de biens appartenant à autrui, sont également mis à l'épreuve pendant deux ans avec l'obligation d'indemniser les victimes, principalement des associations de musulmans. Ils sont également privés de l'ensemble de leurs droits civiques et de famille pendant cinq ans. 

Benoît Vardon, lui, n'a été "condamné que pour la seule complicité du délit de provocation à la haine raciale", il est privé de certains droits comme celui d'éligibilité durant cinq ans. L'association Génération identitaire, coupable "de dégradations volontaires commises en réunion", reçoit une amende de 10.000 euros. 

Le tribunal correctionnel de Poitiers, qui a pris en compte "la gravité des infractions" et l'absence ou quasi-absence d'antécédents judiciaires, a suivi les réquisitions du ministère public, excepté pour Benoît Vardon.

Un seul prévenu était présent au procès, où Génération identitaire, jugée en tant que personne morale, était représentée par son président Arnaud Martin. Ils ont choisi de garder le silence à l'exception d'un texte lu au début du procès, justifiant l'action de 2012 pour "réclamer un référendum sur la question de l'immigration en France".

Dans son jugement, le tribunal a également pris en compte l'attitude des prévenus ou leurs conseils qui "ont semblé traiter avec une certaine dérision le délit de dégradations volontaires commises en réunion".

Le samedi 20 octobre 2012, au petit matin, 73 militants de Génération identitaire avaient investi le chantier d'une mosquée en construction à Poitiers, sous l'oeil de caméras de télévision, déjà présentes à l'arrivée des policiers.

"Gaulois, réveille-toi, pas de mosquée chez toi !", "Souviens-toi, Charles Martel !", "Poitiers, nous sommes les héritiers !": un florilège de slogans hostiles aux musulmans avaient été lancés, avec maintes références à la bataille de Poitiers de 732 au cours de laquelle le chef franc Charles Martel est censé avoir repoussé les armées du califat omeyyade. Des tapis de prière avaient été dégradés.

Pour le recteur de la mosquée de Poitiers, Boubaker El hadj Amor, "le jugement et ses motivations expliquent bien qu'on ne peut pas donner un chèque en blanc à des racistes. Il fallait cela pour donner un coup de frein à ces agissements. Le jugement explique bien que l'on peut faire référence à Charles Martel et à la Bataille de Poitiers, mais pas n'importe comment, ni en tenant n'importe quels propos".

 
42 commentaires - Occupation de la mosquée de Poitiers: prison avec sursis pour cinq militants
  • Ils auraient attaqué des policiers avec des fusées d'artifice, auraient lancé sur eux des appareils ménagers depuis des terrasses ils n'auraient même pas été amenés au poste !
    Par contre déplorer la construction de mosquées, la plupart du temps financées par des fonds publiques, dénoncer l'islam caché sous le nom d'islamisme, la "justice" française se déchaine !

  • Alors que nos églises se délabrent, l'évolution galopante de cette religions en France fait obligatoirement peur.....Compte tenu de tous les crimes atroces perpétués au nom d'Allah. Pourquoi refuser un référendum sur la question de l'immigration en France? Compte tenu de la gravité de la situation, cela s'impose. Si non, c'est reculer pour mieux sauter si on tien compte de la démographie inquiétante dans notre pays.

    Mais c'est bien sûr.
    Est quand, au nom de Dieu (le miséricordieux), des groupuscules chrétiens extrémistes en Angola tuaient violaient, pillaient... les chrétiens de France et de Navarre se sont-ils soudain senti coupables d'être d'une religion au nom de laquelle des illuminés perpétraient des horreurs ? Aujourd'hui que les chrétiens syriens, fidèles parmi les fidèles des bourreaux de Damas sont complices de la libération, par el-Assad, des djihadistes emprisonnés qui ont grossis les rands de Daesh et ont permis la création d'un territoire géré par Daesh, ces mêmes chrétiens se sentent-ils coupables ?
    Non, est heureusement.

    Les musulmans de France n'ont aucun lien pour l'écrasante majorité d'entre eux avec les quelques illuminés du Bataclan,, des désert Syriens, voir Libyen et consort, et vous le savez.
    Nos églises se délabrent car l'église catholique de France est dans un déclin que même les renouveau du XIXe siècle n'ont pas enrayé. A elle de se poser les bonnes question sur son adéquation ou pas avec une société postmoderne, mais ce n'est pas, en contrepoint, un islam galopant qui arrive, car l'islam de France est composite d'une part, et se cofnronte aussi à la modernité.

    Quand à un "référendum sur l'immigration" en France il n' aucun sens :
    - le niveau de l'immigration est très faible depuis le mandat de VGE (réveillez-vous), et son impact sur le marché de l'emploi quasi nul,
    - le cadre des déplacements en France est celui de Shengen, pas un niveau "national"

    Patriotismerespect, sortez de votre confessionnal !

  • La France est un pays laïque de tradition chrétienne.On n'a pas besoin de cette religion de lavage de cerveau et de violence. Il faut vous le dire comment les crétins de gauche !

  • Toujours la justice à sens unique, les prières de rues non seulement ne sont pas réprimées mais sont protégées par des policiers , n'est ce pas MR NONO 38.

    jpyve, vos incompétences en regard de droit ne regardent que vous : la prière dans la rue n'est pas interdite. Ce qui est interdit est l'entrave à la circulation, et c'est sur ce point que les - rares - prières de rues peuvent, et certainement doivent être verbalisées, quelles que soient leur confession.
    Se servir, comme la majorité des gens ici de la laïcité comme d'un alibi anti-islam relève de la mauvaise foi.

  • Quand c'est les musulmans qui occupent nos rues pour faire leurs prières, la justice ne condamne pas et pourtant ces gens là sont hors la loi !!!!

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