Emeutes en Nouvelle-Calédonie

L’État reconnait la canicule comme motif de chômage technique dans le bâtiment

Grâce à un décret publié par le gouvernement le 28 juin, la canicule devient l’une des raisons climatiques pouvant être un motif de chômage technique pour les ouvriers du BTP, rapporte Ouest-France. Le gel, les inondations ou encore les vents violents en faisaient déjà partie.

Bonne nouvelle pour les ouvriers du bâtiment. Par décret publié par le gouvernement dimanche 28 juin, la canicule devient un motif de chômage technique, rapporte Ouest-France, lundi 8 juillet. Désormais, lorsque Météo France émettra une alerte canicule de vigilance orange ou rouge, les travailleurs devront cesser toute activité.

Jusqu’à présent, seuls la neige, le gel, le vent ou encore les inondations étaient des motifs climatiques pouvant amener au chômage technique, selon un "dispositif qui date de la fin des années 1940", a ainsi expliqué Patrick Blanchard, secrétaire national de la FNCB-CFDT.

Pas d’augmentation des cotisations

Selon les critères de Météo France, "le terme canicule désigne un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée (au moins 3 jours)". Ne sont donc pas concernés les pics de chaleur correspondant à une vigilance jaune, souligne Ouest-France, puisqu’ils durent généralement moins de trois jours. Mais selon Patrick Blanchard, le risque n’est pas négligeable pendant ces courts épisodes et des accidents peuvent avoir lieu.

Les indemnisations, quasiment équivalentes au salaire, seront versées dès le deuxième jour. Pour autant, il n’est pas question que les cotisations employeurs augmentent, a précisé Patrick Blanchard, puisque les fonds destinés aux épisodes de gel ou de neige, moins fréquents, seront transférés si chômage technique lié à la canicule il y a.

publié le 8 juillet à 19h35, Théo Rampazzo, 6Medias

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