Nouvelle intrusion au siège de la CFDT ce lundi

Nouvelle intrusion au siège de la CFDT ce lundi
Le siège de la CFDT.

, publié le lundi 20 janvier 2020 à 16h19

L'intrusion, revendiquée par des syndicats CGT Energie, intervient le jour du dépôt d'une plainte contre une précédente intrusion dans ce même siège, déposée par la CFDT.

Nouvelle intrusion et nouvelles réactions indignées au siège de la CFDT, où, ce lundi, "une quinzaine de personnes encagoulées" a pénétré, avant de couper l'électricité pendant "quelques minutes", selon la confédération. L'action a été rapidement revendiquée par des syndicats CGT Energie d'Ile-de-France.



"L'action est le fait d'une dizaine de syndicats CGT Energie d'Ile-de-France (Paris, 91, 93, 94, 95, 77, 78, Ouest IDF et Bagneux)", a précisé Cathy Fléchard de la CGT Energie Paris, trois jours après une première intrusion revendiquée par la Coordination RATP-SNCF, opposée à la réforme des retraites. 




«Cette nouvelle attaque, revendiquée sur les réseaux sociaux par plusieurs syndicats CGT énergie, est inacceptable», s'indigne la CFDT.

«La CFDT poursuivra son combat pour plus de justice sociale et de solidarité entre les travailleurs sans jamais se laisser dicter ses positions par des actes de violence ou d'intimidation», peut-on lire.



Sur le site Facebook de la CGT Energie Paris, les neuf syndicats qui revendiquent l'action font clairement le lien avec le projet de système de retraite universel par points. "Berger négocie les couleurs et les formes de nos futures chaînes et celles de nos enfants, sans jamais avoir participé à la grève reconductible contre la retraites à points", écrivent-ils dans un communiqué. Ce lundi, le siège confédéral "a perdu l'électricité et c'est la collaboration de classe qui a été plongée dans l'obscurité".


Dans le même temps, la CFDT a annoncé avoir déposé plainte lundi après une première intrusion dans son siège vendredi d'opposants à la réforme des retraites, au cours de laquelle il y a eu "des insultes", "des crachats" avec un salarié en incapacité temporaire de travail, a-t-on appris auprès du syndicat.

La CFDT déclare avoir été victime d'un "groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou de dégradation de biens".

La confédération porte plainte parce qu'il y a eu "intrusion", "violence", "insultes", "intimidation auprès de salariés", "crachat" sur salariés", a énuméré lundi matin sur BFMTV et RMC Laurent Berger, qui n'avait pas réagi depuis son tweet vendredi où il annonçait que des "individus" s'étaient introduits "violemment" dans les locaux de la CFDT à Paris. 



Il s'agissait d'une action de la Coordination RATP-SNCF, née aux premières évocations d'une grève illimitée, en octobre, contre la réforme des retraites. "Ce qui s'est passé vendredi, c'est violent, c'est une forme d'agression", a ajouté M. Berger, qui a expliqué notamment qu'un des salariés a "été mis au sol" et un autre "dans la bousculade a eu un doigt abîmé avec interruption temporaire de travail". "Il y a des salariés qui ont eu des crachats, d'autres des insultes".

"C'est inacceptable. La CFDT, on n'est pas obligé d'être d'accord avec elle, mais dans une démocratie, on reconnaît qu'elle représente 620.000 adhérents". "Il n'y a pas à faire une polémique entre organisations syndicales", a-t-il insisté, notant que "la plupart" des syndicats ont soutenu la CFDT.

"La CFDT est libre et indépendante. Quand elle doit critiquer le gouvernement, elle le fait (...) et surtout, elle a une capacité de proposition. Ce qui dérange peut-être, c'est que la CFDT propose, elle n'est pas dans le binaire, dans tout est parfait ou tout est pourri, elle est dans la nuance", a-t-il défendu, demandant "que la CFDT soit respectée". "Je n'ai aucune leçon à recevoir et les militants n'ont aucune leçon à recevoir de ces personnes", a relevé M. Berger. 

Interrogé pour savoir si la confédération a perdu des adhérents en raison de son soutien à la réforme des retraites, M. Berger a répondu "non": "Des gens partent parce qu'ils sont pas contents, d'autres arrivent".

 

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