Nouveau séisme à Strasbourg, provoqué par l'activité humaine

Nouveau séisme à Strasbourg, provoqué par l'activité humaine
Place Kléber à Strasbourg, le 27 novembre 2020.

publié le vendredi 04 décembre 2020 à 10h55

L'épicentre du séisme se trouve à proximité d'un site accueillant un projet de centrale géothermique. Beaucoup réclament l'arrêt des activités de géothermie sur ce site.

Vendredi matin, un nouveau séisme a réveillé les habitants de l'agglomération de Strasbourg. Le Réseau national de surveillance sismique (Rénass) a classé ce séisme de magnitude 3,5 comme "induit", c'est-à-dire provoqué par l'activité humaine.

L'épicentre du séisme se trouve à proximité d'un site accueillant un projet de centrale géothermique conduit par l'entreprise Fonroche au nord de Strasbourg, sur les communes de Vendenheim et Reichstett.



La secousse a rapidement été commentée sur les réseaux sociaux. "Pourquoi mettre un réveil quand tu peux avoir un tremblement de terre pile à 7h00 ?", ironisent certains. Beaucoup réclament l'arrêt des activités de géothermie à Reichstett-Vendenheim. Alain Fontanel, conseiller municipal strasbourgeois d'opposition, demande un débat "complet et transparent". "Nouveau tremblement de terre à 6h59 ce matin à proximité de Strasbourg (...) on a tous pu le ressentir. Le 11e en un mois ça fait beaucoup et relance le débat sur la géothermie profonde. Le débat doit être complet et transparent", écrit-il sur Twitter.


Sur le site de géothermie, deux puits ont été creusés à 5 kilomètres de profondeur afin de pomper l'eau chaude souterraine pour en exploiter en surface le potentiel énergétique, avant de la réinjecter vers le sous-sol. Après un premier séisme de magnitude 3,1 survenu le 12 novembre 2019, et dont l'épicentre avait été enregistré à 5 kilomètres du site de géothermie, les activités de l'entreprise avaient été arrêtées par la préfecture du Bas-Rhin. Des études menées pour comprendre l'origine de cette secousse n'ont pas permis de trancher entre l'hypothèse d'un séisme d'origine naturelle ou d'origine induite.

Au mois d'octobre, des tests ont été menés sur le site de géothermie. Ils ont été suivis de nouvelles secousses répétées, une dizaine en deux semaines entre la fin octobre et le début du mois de novembre, ce qui avait conduit la préfecture du Bas-Rhin à suspendre les opérations. Fonroche a reconnu que ces secousses des deux derniers mois étaient dues à ses tests.
 

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