Nouveau pourvoi en cassation dans l'affaire Vincenzo Vecchi

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Vincenzo Vecchi devant la cour d'appel d'Angers, le 2 octobre 2020
Vincenzo Vecchi devant la cour d'appel d'Angers, le 2 octobre 2020
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© AFP, JEAN-FRANCOIS MONIER

, publié le vendredi 06 novembre 2020 à 23h13

Le parquet général a formé un pourvoi en cassation contre l'arrêt de la cour d'appel d'Angers refusant de remettre à l'Italie le militant altermondialiste Vincenzo Vecchi, condamné après les émeutes du G8 de Gènes en 2001, a-t-il indiqué vendredi.

"Le parquet général a formé un pourvoi en cassation", a indiqué à l'AFP Maxime Tessier, avocat de M. Vecchi, 47 ans, réfugié en Bretagne après avoir été condamné à 12 ans et demi de prison en Italie.

Contacté par l'AFP, le parquet général a confirmé ce pourvoi.

Après la cour d'appel de Rennes l'an dernier, celle d'Angers a refusé mercredi d'exécuter le mandat d'arrêt européen émis par l'Italie à l'encontre de M. Vecchi, au motif que la peine principale de dix ans de prison encourue par M. Vecchi pour "dévastation et pillage" n'avait pas d'équivalent en France.

Cette incrimination, introduite dans le code pénal italien sous Mussolini, concentre depuis le début de l'affaire les critiques de la défense et du comité de soutien de M. Vecchi. 

"C'est un acharnement judiciaire", a réagi Laurence Petit, membre du comité de soutien, après l'annonce du pourvoi.

"Humainement, c'est très difficile car ça fait 20 ans qu'on poursuit M. Vecchi sur la base d'une infraction injuste", a commenté Me Tessier.

Condamné en 2009 à douze ans et demi de prison, M. Vecchi faisait partie des "dix de Gênes", dix militants condamnés, souvent à des peines très lourdes, pour les affrontements du G8. Il avait été arrêté le 8 août 2019 à Rochefort-en-Terre (Morbihan), où il travaillait comme peintre en bâtiment depuis de nombreuses années.

Après trois mois de détention, il a été libéré le 15 novembre 2019 par la cour d'appel de Rennes, qui a jugé irrégulière "la procédure d'exécution" du mandat d'arrêt européen. La Cour de cassation a finalement renvoyé l'affaire devant la cour d'appel d'Angers.

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