"Nous sommes unis", la réponse d'Emmanuel Macron à Recep Tayyip Erdogan

"Nous sommes unis", la réponse d'Emmanuel Macron à Recep Tayyip Erdogan
Un drapeau français et un portrait d'Emmanuel Macron brûlés à Tripoli (Libye).

, publié le dimanche 25 octobre 2020 à 19h38

Dans une série de tweets, Emmanuel Macron a répondu, notamment en arabe, à la série de controverses auxquelles il fait face, notamment avec la Turquie.

En pleine controverse avec la Turquie, faisant face à un appel au boycott des produits français dans le monde arabe, Emmanuel Macron a répondu via le réseau social Twitter. Il a diffusé dimanche 25 octobre plusieurs tweets affirmant ses valeurs, et soulignant notamment son rejet des "discours de haine". 


"La liberté, nous la chérissons ; l'égalité, nous la garantissons ; la fraternité, nous la vivons avec intensité.

Rien ne nous fera reculer, jamais", écrit le chef de l'Etat, qui a également tweeté des versions en anglais et en arabe.

"Notre histoire est celle de la lutte contre les tyrannies et les fanatismes. Nous continuerons", poursuit-il : "Nous continuerons. Nous respectons toutes les différences dans un esprit de paix. Nous n'acceptons jamais les discours de haine et défendons le débat raisonnable. Nous continuerons. Nous nous tiendrons toujours du côté de la dignité humaine et des valeurs universelles."


Emmanuel Macron a tweeté quelques minutes après la phrase en anglais "We are ONE", sous-titrée "nous sommes unis". 

La phrase "We are one" figure dans la chanson "One", du groupe U2, choisie par la famille de Samuel Paty lors de la cérémonie d'hommage, mercredi à la Sorbonne, au professeur assassiné par un islamiste.

La France a appelé dimanche les gouvernements des pays concernés à faire "cesser" les appels au boycott de produits français, ainsi que des manifestations qui ont été lancés dans le monde musulman après de récents propos du président Emmanuel Macron sur l'islam, dans le contexte des hommages à la mémoire de Samuel Paty. Au micro de Cnews, Marlène Schiappa a, elle, dénoncé une série de provocations visant à "nous faire perdre nos nerfs".

A la Sorbonne mercredi 21 octobre, Emmanuel Macron avait promis que la France continuerait de défendre les caricatures du prophète Mahomet, au nom de la liberté d'expression.

Fait rare, la France a par ailleurs rappelé à Paris son ambassadeur à Ankara, après que le président turc Recep Tayyip Erdogan avait dit publiquement douter de "la santé mentale" de son homologue français.
 

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