"Nous ne laisserons pas le virus gâcher les fêtes", promet Attal

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Un panneau sur le marché de Noël d'Ajaccio le 7 décembre 2021
Un panneau sur le marché de Noël d'Ajaccio le 7 décembre 2021
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© AFP, Pascal POCHARD-CASABIANCA

publié le mercredi 08 décembre 2021 à 14h26

"Nous ne laisserons pas le virus gâcher les fêtes", a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, en affirmant que la France avait "les moyens de protéger plutôt que d'enfermer, de prévenir plutôt que guérir".

"Nous avons fixé un cap clair: restrictions minimales et prudence maximale. Nous sommes sur un chemin de crête, mais nous pouvons tenir", a-t-il ajouté à l'issue du Conseil des ministres, en qualifiant la cinquième vague de l'épidémie qui touche la France de "brutale, intense" et "qui va mettre notre système de santé sous très grande tension". 

"Ce virus ne nous laisse aucun répit et ne nous autorise aucun relâchement", a-t-il encore insisté, alors que le nombre de contaminations quotidiennes - environ 45.000 en moyenne - "nous place à des niveau proche du pic de la deuxième vague" de l'automne 2020, égal à celui de la troisième vague du printemps 2021 et déjà au-delà de la quatrième de l'été dernier.

Mais, si "la hausse des cas sur une semaine reste extrêmement importante", d'environ 40%, "nous étions la semaine dernière à une hausse hebdomadaire de 60%", a-t-il fait observer, en concluant que "la pente et donc un peu moins forte, signe que les efforts des Français commencent à porter leurs fruits". 

"Il est cependant encore beaucoup trop tôt pour crier victoire, beaucoup trop tôt pour nous réjouir", a-t-il mis en garde, en relavant qu'"à l'hôpital, la pression s'accentue et continuera de le faire dans les prochains jours et les prochaines semaines". 

Seul "soulagement": "Cette tension hospitalière reste trois fois moins importante que lors de la deuxième vague est deux fois moins que la troisième, c'est là une nouvelle preuve de l'efficacité de notre bouclier vaccinal". 

"Il y a un an, face au même nombre de cas, notre pays était confiné, nos services hospitaliers étaient presque saturés et Noël était en grand danger", a encore souligné M. Attal, en relevant qu'"aujourd'hui, la donne a changé et nous tenons mieux face au virus", notamment grâce à la vaccination.

Dans la matinée, Emmanuel Macron s'était pour sa part dit "optimiste pour la suite", lors d'un entretien sur France Bleu Pays d'Auvergne.

Interrogé sur la possibilité pour les Français de passer les fêtes de fin d'année de manière "sereine", le président de la République avait répondu: "Oui, je le crois profondément, parce que nous avons essayé à chaque fois d'avoir une réponse proportionnée".

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