Notre-Dame : l'Anses saisie pour évaluer l'impact de la pollution au plomb à Paris

Notre-Dame : l'Anses saisie pour évaluer l'impact de la pollution au plomb à Paris
"Ces travaux concerneront en premier lieu la population générale", et d'abord "les individus sensibles tels que les enfants ou les femmes enceintes".

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 06 septembre 2019 à 18h15

L'Anses a été saisie pour évaluer les risques liés à la présence de plomb dans les rues de la capitale.

Quelle est l'impact de la pollution au plomb à Paris après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame ? C'est la question à laquelle l'agence sanitaire sera en charge de répondre, a indiqué la Direction générale de la santé (DGS), qui dépend du ministère, ce vendredi.
 
L'Anses a en effet été mandatée pour mener des travaux dont le but sera de répondre au problème inédit posé par l'incendie de Notre-Dame : il n'existe pas de seuil réglementaire sur la présence de plomb dans les rues et les risques sanitaires liés à cette pollution sont donc difficiles à évaluer.

"Dans la mesure du possible, une mise en perspective" devra être faite "avec les autres sources d'exposition", ajoute la DGS.

Plusieurs sources de pollution au plomb à déterminer

Les poussières de plomb retrouvées sur l'asphalte parisien pourraient en effet n'être pas dues seulement à l'incendie de la cathédrale, mais aussi à des sources plus anciennes, ont suggéré à plusieurs reprises les autorités sanitaires.

"Ces travaux concerneront en premier lieu la population générale", et d'abord "les individus sensibles tels que les enfants ou les femmes enceintes", a-t-elle poursuivi.

Les travailleurs en extérieur particulièrement vulnérables

Ils "porteront également sur les travailleurs, en ciblant prioritairement ceux exerçant principalement leur activité au niveau des espaces publics extérieurs", a ajouté la DGS.
En l'absence de seuil, évaluer l'impact de la pollution extérieure au plomb n'est pas facile.

Après l'incendie mi-avril, les niveaux mesurés sur le parvis (500.000 à 900.000 µg/m2) et dans la cathédrale ont justifié la fermeture au public et la suspension du chantier fin juillet. Il a repris le 19 août, avec de nouvelles mesures de protection pour les travailleurs.



Mais des mesures prises dans les alentours ont révélé des valeurs disparates, difficiles à interpréter: 50.000 µg/m2 rue de la Cité ou encore 20.000 µg/m2 place Saint-Michel, de l'autre côté de la Seine.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.