Notre-Dame : des ouvriers ont fumé sur le chantier, malgré l'interdiction

Notre-Dame : des ouvriers ont fumé sur le chantier, malgré l'interdiction
"Il y a des compagnons qui de temps en temps se sont affranchis de cette interdiction et on le regrette", a assuré l'entreprise.

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 24 avril 2019 à 11h57

"En aucun cas", les ouvriers "ne peuvent être responsables de l'incendie", a toutefois affirmé le porte-parole de l'entreprise qui montait l'échafaudage.

L'entreprise Le Bras Frères qui montait l'échafaudage autour de la flèche de Notre-Dame a reconnu et "regretté" mercredi 24 avril que certains de ses compagnons se soient "affranchis" d'une interdiction de fumer sur ce chantier. La société a néanmoins "exclu" tout lien avec l'incendie de la cathédrale, dans une déclaration à l'AFP.

"Effectivement, il y a des compagnons qui de temps en temps se sont affranchis de cette interdiction et on le regrette", a déclaré le porte-parole de l'entreprise, Marc Eskenazi, assurant toutefois qu'"en aucun cas, un mégot mal éteint peut être à l'origine de l'incendie de Notre-Dame de Paris".

Une interdiction "plus ou moins respectée"

Ces "compagnons ont reconnu devant les policiers qu'effectivement, il leur arrivait de fumer", a-t-il précisé. Le porte-parole de Le Bras Frères réagissait à un article du Canard enchaîné paru mercredi, affirmant que les enquêteurs avaient retrouvé sept mégots sur le site.

"Il y avait effectivement une interdiction de fumer sur l'échafaudage", a poursuivi Marc Eskenazi. Mais si "cette interdiction était plus ou moins respectée", c'est qu'il était "un peu compliqué de descendre parce que ça prend du temps", a-t-il expliqué.

Pour autant, il est "hors de question" que cette négligence soit à l'origine de l'incendie, a-t-il insisté, faisant valoir que "si n'importe qui a déjà essayé d'allumer un feu de cheminée, ce n'est pas en mettant un mégot sur une buche en chêne qu'il va se passer grand chose".

"En aucun cas, ils peuvent être responsables de l'incendie"

"De toute façon c'est exclu", a insisté le porte-parole. Evoquant par ailleurs la piste d'un feu provoqué par les moteurs électriques des ascenseurs de l'échafaudage, Marc Eskenazi a souligné que ces moteurs "ne posaient aucun problème".

"De toute façon, ils sont loin de la flèche alors que ce qui est établi c'est que l'incendie a démarré à l'intérieur de l'édifice", a-t-il fait valoir. "En aucun cas, ils peuvent être responsables de l'incendie, a-t-il enchaîné.

"C'est très facile de nous pointer du doigt"

Interrogé mercredi 17 avril par France Bleu Lorraine, le PDG de l'entreprise, Julien Le Bras avait affirmé que ses salariés étaient "profondément choqués". 

"C'est très facile de nous pointer du doigt", avait-il déploré, ajoutant que "toutes les procédures ont été respectées". 

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