Notre-Dame-des-Landes : un abandon très coûteux

Notre-Dame-des-Landes : un abandon très coûteux
Des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 10 février 2018.

Orange avec AFP, publié le mercredi 28 mars 2018 à 08h17

Éric Woerth remet son rapport à la commission des finances de l'Assemblée ce mercredi 28 mars.

Combien va coûter l'abandon de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes à l'Etat ? Le gros du coût de l'abandon dépend de Vinci. Le groupe de BTP avait en effet décroché le contrat pour bâtir et gérer l'aérogare.



Vinci Airports peut faire dénoncer une rupture de contrat et faire jouer la clause de résiliation. Le mode de calcul de cette compensation financière est stipulé dans le contrat, avec un certain nombre de paramètres qui entrent en ligne de compte, notamment le manque à gagner sur les 55 années d'exploitation prévues.

Jusqu'à 500 millions d'euros

Le manque à gagner pour Vinci serait de 474 millions, auxquels il faut ajouter les coûts de rupture de contrat de 20 millions d'euros, mais aussi les 16 millions d'encourt des fonds propres et des quasi-fonds propres (comptes courants d'associés, les obligations convertibles, les dettes subordonnées, les emprunts participatifs, etc.), souligne Le Point.

D'après les conclusions d'Éric Woerth, qui remet ce mercredi 28 mars son rapport à la commission des finances de l'Assemblée, l'indemnité maximale pourrait donc avoisiner les 500 millions d'euros.

Il faut également compter les 22 millions d'euros de subventions déjà versées par l'État et les 29 millions de subventions, accordés par les collectivités locales et qui réclament d'ailleurs un dédommagement.

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