Notre-Dame : des failles dans la sécurité incendie pointées du doigt

Notre-Dame : des failles dans la sécurité incendie pointées du doigt©Wochit

, publié le samedi 01 juin 2019 à 11h35

Si la piste criminelle n'est pas retenue pour l'incendie de Notre-Dame, des défauts dans la sécurité du site sont souvent pointés du doigt. Le Monde révèle de nouvelles failles, et délivre des témoignages accablants.

"La cathédrale est debout depuis plus de huit cents ans, elle ne va pas brûler comme ça." Voilà ce que l'on répondait régulièrement aux différents chefs de la sécurité de Notre-Dame.

Tous ont au moins une fois pointé des défaillances du système de protection incendie. Incendie qui a eu lieu le 15 avril dernier, détruisant la flèche et la voute de l'édifice.



Aujourd'hui, ce sont d'anciens ou actuels salariés de la société privée Elytis (en charge de la sécurité) qui s'expriment. Ils dénoncent tous une organisation défaillante, notamment le passage de deux à une seule personne au poste de sécurité. "Contrairement à ce qui a pu être dit, personne n'allait vérifier le chantier après le départ des ouvriers", rajoute un agent de la cathédrale au journal Le Monde.

Le jour de l'incendie, il n'y a donc que M. D., un employé d'Elytis récemment embauché, présent au poste. Il prévient Jean-Paul B., l'agent de permanence, qu'une alerte est apparue. Rien à signaler dans les combles, le temps passe, et le feu est déjà parti. De longues minutes s'écoulent avant que l'on trouve l'origine de l'incendie. Plus d'une demi-heure après la première alerte, ils préviennent enfin les secours. Il est déjà trop tard.

Pour l'heure, rien ne met en cause directement les salariés ou leur entreprise, seulement un manque d'écoute et d'organisation évident, qui n'a pas permis de maîtriser le feu à temps. Les premiers engins de pompiers n'arriveront que vers 19 heures. Comme le rappelle Le Monde, la première alarme a retenti à 18h18.

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