Normandie : des chèvres sauvages inquiètent la municipalité, la gendarmerie intervient

Normandie : des chèvres sauvages inquiètent la municipalité, la gendarmerie intervient©Panoramic (photo d'illustration)

, publié le samedi 26 décembre 2020 à 10h53

À Domfront-en-Poiraie (Orne), une vingtaine de chèvres naines livrées à elles-mêmes errent dans le bocage. La gendarmerie a été contrainte d'intervenir et s'est chargée de les faire adopter.

Habituées à aller et venir librement dans le bocage autour de Domfront-en-Poiraie, les chèvres naines de cette petite commune de l'Orne viendront bientôt brouter l'herbe des terrains de particuliers.

Il y a deux ans, leur propriétaire "s'est laissée déborder" et a perdu le contrôle du troupeau, explique Bernard Soul, le maire de la commune normande, à Ouest France. Devenues difficile à approcher, les chèvres se sont développées en pleine nature, sans causer d'accident mais échappant à la vigilance des contrôles sanitaires.  


Les gendarmes aux manettes  

La propriétaire a tenté de réapprivoiser les caprins, notamment en leur donnant de la nourriture, en vain. Alors, elle s'est résolue à laisser la municipalité de Domfront régler le problème. L'adjudant David Deleuze, qui a d'ores et déjà fait un comptage des bêtes, devra ensuite les regrouper puis parquer le troupeau à l'aide de son chien. C'est également lui qui a été chargé de trouver leurs futurs propriétaires. Les conditions à l'adoption n'ont semble-t-il pas effrayé les adoptants, qui devaient notamment posséder au moins 400 mètres carrés de terrain et prendre en charge les frais de vétérinaire et d'identification. Les demandes ont abondé depuis toute la région et l'ensemble des caprins a été adopté avant Noël. "Les mâles aussi", s'est d'ailleurs réjouit le gendarme.

Mission de proximité

À travers cette mission peu commune, une première pour l'adjudant Deleuze, l'agent entend bien s'inscrire dans la nouvelle ligne du directeur général de la Gendarmerie nationale, qui souhaite "se rapprocher des territoires et être au service des gens". "Cette dame avait besoin d'aide", assure le gendarme, qui ne compte d'ailleurs pas lui infliger d'amende pour avoir laissé ses chèvres vaquer à leurs occupations, estimant que la sanction n'aurait pas été "utile dans ce cas précis". La propriétaire, elle, se dit "soulagée"

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